Il n'existe pas de meilleure agence creative ads en France : les classements disponibles sont majoritairement publiés par les agences classées elles-mêmes, et mesurent la réputation en ligne, pas la performance créative. La bonne agence se prouve en 30 jours : un pilote payant, un volume de créas défini, un coût net par livrable après commission (20 à 40 % selon Plateya, mai 2026), une cession de droits écrite et des métriques de sortie fixées avant signature. Cet article ne vous donne pas un verdict. Il vous donne un protocole opposable, avec les clauses contractuelles à exiger et les seuils de go / no-go chiffrés.
Pourquoi les classements « meilleure agence creative ads France » sont-ils presque tous auto-décernés ?
Parce que l'auteur du classement y figure, et généralement en première place. Ce n'est pas une intuition, c'est vérifiable en dix minutes sur la première page de résultats. Ad's Up publie un comparatif d'agences dans lequel Ad's Up est citée en tête. Sodigix explique dans son propre article pourquoi « Sodigix se démarque en 2026 ». Archipel Marketing publie un top 10 des agences françaises où Archipel Marketing est désignée numéro 1 en France. Le format est toujours le même : un article éditorial, une apparence de neutralité, et un vainqueur qui contrôle le clavier.
Un seul acteur trouvé sur cette requête revendique une méthodologie explicite : classement-agences-ads.fr, qui évalue 52 agences via un scoring automatisé alimenté par le scraping de Google Partner Finder, Google Maps, Trustpilot et des sites d'agences, avec une mise à jour toutes les deux semaines (18 agences Google Ads, 16 Meta Ads, 12 villes, 14 spécialisées e-commerce). C'est honnête, c'est traçable, et c'est utile — mais lisez bien ce que ça mesure : la réputation en ligne, la certification et l'ancienneté. Pas la qualité créative, pas le taux de hook, pas le coût par acquisition livré à un client comparable au vôtre.
La nuance est décisive. Une agence peut cumuler 4,9 étoiles sur Google Maps, un badge Google Partner Premier, une nomination « Agence Social Media de l'année 2025 » — et produire des vidéos verticales qui ne passent pas les trois premières secondes. Les avis Google mesurent la relation client, la réactivité, le sentiment général. La performance créative se mesure sur votre compte publicitaire, avec vos produits, votre panier moyen et votre marge. Deux choses différentes.
Règle de lecture d'un classement : cherchez qui l'a publié, puis cherchez le nom de l'éditeur dans la liste. Si les deux coïncident, vous lisez une publicité. Si l'éditeur est neutre, cherchez la méthodologie. Si la méthodologie repose sur des avis et des certifications, vous lisez un classement de réputation — pas de performance.
Les trois signaux qui invalident un classement
- Absence de critère de sortie. Aucun classement consulté n'indique ce qui ferait descendre une agence. Un scoring sans conditions de déclassement n'est pas un scoring.
- Absence de segmentation par budget. Une agence excellente sur 80 k€/mois de média peut être catastrophique sur 6 k€/mois : l'équipe affectée n'est pas la même. Un article de classement tiers publié le 2 juillet 2026 note d'ailleurs que les agences régionales offrent souvent un meilleur service sur les budgets de 5 à 30 k€/mois — précisément le segment que les tops parisiens ignorent.
- Absence de distinction entre achat média et production. C'est le point aveugle le plus coûteux, et il mérite sa propre section.
Achetez-vous du media buying ou de la production créative ?
Neuf classements d'« agences Ads » sur dix classent des acheteurs média, pas des producteurs de créas — et les studios qui fabriquent réellement vos vidéos n'y apparaissent jamais. C'est mécanique : les scorings s'appuient sur Google Partner Finder et les certifications Meta / Google, qui répertorient des structures habilitées à gérer des comptes publicitaires. Un studio de vidéo verticale qui produit 60 créas par mois pour six annonceurs n'a aucune raison d'être Google Partner. Il est donc structurellement invisible dans ces classements.
Or ce que vous achetez en 2026, dans 80 % des cas observés sur nos propres appels entrants, c'est de la créa. Le compte publicitaire est déjà tenu en interne ou par un freelance à 800 €/mois. Ce qui bloque, c'est le débit créatif : trois vidéos par mois, toujours les mêmes hooks, une fatigue publicitaire à J+12. Confier ce problème à une agence de media buying revient à demander à un pilote de construire l'avion.
Les deux métiers se recouvrent partiellement — certaines structures parisiennes intègrent réellement les deux, comme cette agence créée en 2020 revendiquant un studio interne, plus de 200 clients et une certification TikTok Creative Partner. Mais l'intégration est l'exception, pas la règle, et elle se vérifie : demandez qui monte, où, avec quelle équipe, et combien de personnes sont salariées versus sous-traitées. Si l'agence vous parle de « notre réseau de créateurs » sans jamais mentionner un monteur nommé, elle intermédie. Ce n'est pas illégitime, mais ça change radicalement le coût net et le délai d'itération. Pour la distinction plateforme par plateforme, notre guide dédié détaille comment choisir son partenaire creative ads TikTok et Meta selon la mécanique de chaque régie.
| Type de prestataire | Ce qui est réellement produit | Coût affiché / livrable | Coût réel après commission 20–40 % | Qui porte l'achat média | Volume/mois soutenable | Cession de droits | Rushes à la sortie | Apparaît dans les tops « agences Ads » ? |
|---|
| Créateur UGC freelance | Tournage + montage simple, concept peu ou pas travaillé | 80 à 600 € (Cindy Steenkeste, mars 2026) ; 75–100 € débutants (Takema Studio, 2026) | Identique (pas d'intermédiaire) + votre temps de gestion | Vous | 2 à 5 | À négocier, souvent absente ou limitée à 3 mois organique | Rarement livrés | Non |
| Plateforme de créateurs | Mise en relation + livrable standardisé, itérations facturées | 150–320 € (Plateya, mai 2026 : 320 € à l'unité, 200 € en pack de 10) | 180 à 450 € selon la commission prélevée | Vous | 5 à 20 | Incluse mais bornée (durée et territoire à lire ligne par ligne) | Non | Non |
| Agence media buying « Ads » | Structure de compte, ciblage, budget ; créa souvent sous-traitée | Honoraires 1 000 à 6 000 €/mois (Convertix, février 2026) | Honoraires + créa refacturée avec marge | Elle | 3 à 8 (dépend du sous-traitant) | Dépend du contrat créateur, rarement remontée jusqu'à vous | Presque jamais | Oui, massivement |
| Agence 360 / brand content | Concept, plateforme de marque, films premium, déclinaisons | Forfaits projet, souvent 15 à 60 k€ par vague | Coût par créa verticale utile souvent > 800 € | Partenaire média séparé | 1 à 4 vagues/an | Généralement complète, avec durée négociée | Oui si contractualisé | Parfois, dans les tops « créa » |
| Studio spécialisé vidéo verticale | Angles, hooks, tournage, montage, variantes et itérations pilotées par les données | 250–500 € avec scénarisation réelle (CollabScene, mai 2026) | Coût net si production interne : pas de commission d'intermédiation | Vous ou votre acheteur média | 15 à 60 | À exiger par écrit, tous supports, durée définie | Négociable, souvent oui | Non — c'est tout le problème |
Lisez la dernière colonne de haut en bas. Le prestataire dont le métier est précisément de fabriquer vos publicités vidéo est celui qui n'apparaît nulle part dans les classements « meilleure agence creative ads France ». Le classement ne ment pas : il regarde ailleurs.
Vérifier une agence creative ads, c'est d'abord vérifier qui tient la caméra et qui monte : production interne ou intermédiation.Que coûte réellement une créa en 2026, commission d'agence comprise ?
Le prix affiché par vidéo est presque toujours faux, parce que les commissions d'agence de 20 à 40 % sur le coût de production « pèsent autant que le coût lui-même », selon la grille publiée par Plateya le 30 mai 2026. Autrement dit : une créa annoncée à 250 € vous coûte entre 300 et 350 € nets, et cette marge est rarement mentionnée en rendez-vous. Elle apparaît dans la facture, ligne « gestion de production » ou « coordination créateurs ».
Les fourchettes publiques françaises convergent, ce qui est rassurant : Plateya donne 320 € à l'unité, 250 € en pack de 5, 200 € en pack de 10, avec un plancher à 150 € pour un créateur junior sur brief simple. Takema Studio parle de 150 à 320 € en moyenne, 75 à 100 € pour les débutants, environ 150 € pour un profil expérimenté (2026). Cindy Steenkeste, freelance UGC, publie une fourchette de 80 à 600 € selon format, droits et expérience (mars 2026). CollabScene situe une vidéo simple autour de 100 € et une vidéo avec scénarisation et vrai travail créatif entre 250 et 500 € (mai 2026). formation-ugc.com donne un plancher pratique de 80 à 100 € et une fourchette réaliste de 100 à 300 € (décembre 2025).
Le calcul que personne ne vous fait en rendez-vous
Prenez le cas standard : 10 créas par mois, prix affiché 250 €, commission 30 %. Coût de production réel : 2 500 €. Coût facturé : 3 250 €. Ajoutez des honoraires de gestion de compte à 1 500 €/mois — Convertix situe les honoraires Meta Ads e-commerce entre 1 000 et 6 000 €/mois selon budget et complexité (février 2026) — et vous êtes à 4 750 € de frais fixes avant un seul euro de média. Sur un budget média de 8 000 €, cela signifie que 37 % de votre enveloppe totale ne touche jamais un utilisateur. C'est acceptable si le débit créatif est réel. C'est ruineux si vous recevez trois vidéos.
La question à poser, mot pour mot : « Quel est le coût unitaire hors commission, quel est le taux de commission, et cette commission s'applique-t-elle aussi aux itérations et aux redécoupes ? » Le troisième membre de la phrase est celui qui coûte le plus cher : dans beaucoup de contrats, un remontage de 20 secondes est facturé comme une nouvelle créa. Pour comparer secteur par secteur, consultez les grilles tarifaires détaillées par secteur.
Dernier repère utile pour ceux qui démarrent : roads.social estimait en avril 2026 le budget minimum sérieux pour un test UGC TikTok à 500–800 €, soit 2 à 3 vidéos à 150–200 € l'unité plus 200 à 300 € de diffusion sur 48 à 72 heures. Retenez le ratio : à ce stade, la diffusion représente environ un tiers du budget. Une agence qui vous propose 12 créas et 400 € de média n'a pas compris que les créas non diffusées ne prouvent rien.
Comment repérer une fausse promesse de ROAS en un seul rendez-vous ?
Toute agence qui vous garantit un ROAS chiffré avant d'avoir vu vos données bluffe — et la preuve est publique : quatre sources sérieuses publient quatre CPM TikTok différents sur des périodes quasi identiques, avec un rapport de 1 à 3. Si les benchmarks du marché ne s'accordent pas sur le coût d'un millier d'impressions, personne ne peut vous promettre un retour sur investissement contractuel.
| Source | Période | CPM TikTok | Écart vs médiane Meta | Ce que la source mesure vraiment |
|---|
| Triple Whale | août 2025 → juillet 2026 | 4,08 $ (−28,48 % sur un an) | Médiane Meta citée à 15,06 $ | Plus de 5 900 marques e-commerce branchées sur un outil d'attribution |
| Lebesgue | mars 2026 | 4,80 $ (CTR 0,61 %, CR 1,92 %) | Non comparé | Échantillon e-commerce, verticales non détaillées |
| admanage.ai (tracker Gupta Media) | juin 2025, publié juillet 2026 | 6,21 $ | Non comparé | Moyenne cross-vertical ; l'auteur signale lui-même l'écart entre sources |
| Influee (données Triple Whale 2025 pleine année) | année 2025, publié juillet 2026 | 13,26 $ (CVR 2,01 %, CPA 32,74 $, ROAS 2,21, CTR 1,77 %) | CPM en hausse de 16 % sur un an | Même fournisseur de données, autre fenêtre et autre agrégation |
| Adintime | juin 2026 | Non chiffré en absolu | 40 à 60 % inférieur à Facebook | Observation agence ; note que les créas au look organique performent 3× mieux que les formats « pub » |
Quatre sources, quatre CPM : 4,08 $, 4,80 $, 6,21 $ et 13,26 $. Les deux extrêmes proviennent du même fournisseur de données, sur des fenêtres différentes. Ajoutez que Stackmatix relevait en 2026 une hausse des coûts publicitaires TikTok de 12,28 % sur un an sous l'effet de la pression annonceurs, et vous obtenez une conclusion simple : un CPM n'a de sens qu'accompagné de sa fenêtre, de son échantillon et de sa verticale. C'est exactement ce que nous documentons dans nos benchmarks CPM, CPC et ROAS par secteur en France.
Les trois questions qui font tomber le masque
- « Sur quel CPM de référence reposent vos projections, et de quelle source et de quelle période vient-il ? » Une agence solide cite une fenêtre et un échantillon. Une agence faible répond « le CPM TikTok tourne autour de 5 € ».
- « Montrez-moi une créa qui a échoué et ce que vous en avez déduit. » Le portfolio ne montre que des succès. La capacité de diagnostic se voit dans les échecs : hook remplacé, promesse recadrée, produit mal démontré. Une agence incapable de raconter un échec précis n'a pas piloté de test.
- « Quel ROAS vous engagez-vous à atteindre ? » Piège volontaire. La bonne réponse est un refus argumenté : « aucun avant d'avoir vu votre marge, votre panier moyen, votre taux de retour et l'historique du compte ». Adintime cite un ROAS cible supérieur à 2,5 pour être rentable dans la plupart des secteurs — c'est un repère de marché, pas une promesse contractuelle, et une agence honnête fait cette distinction elle-même.
Combien de créas faut-il par mois pour que le test soit lisible ?
Le bon volume n'est pas un nombre de vidéos, c'est un nombre de variantes ayant chacune reçu assez de budget pour produire un signal. Une agence qui livre 20 créas sur un budget média de 3 000 €/mois fabrique un joli reporting et zéro décision : chaque variante reçoit 150 € de diffusion, soit quelques dizaines de milliers d'impressions et une poignée de conversions. Impossible de trancher entre deux hooks avec ça.
Le raisonnement à imposer avant signature part du bas : combien de conversions faut-il pour qu'une différence entre deux variantes soit crédible ? En pratique, sur nos campagnes, nous ne prenons pas de décision de coupe ou de scale sous 30 à 50 conversions par variante testée. Divisez ensuite votre budget média mensuel par votre CPA attendu, puis par ce seuil : vous obtenez le nombre de variantes réellement testables. Un budget de 6 000 € avec un CPA à 25 € donne 240 conversions, donc environ 5 à 8 variantes lisibles par mois. Pas 20.
Distinguer variantes de test et volume de renouvellement
Deux besoins cohabitent et sont souvent confondus. Le premier est le test d'angle : on cherche quelle promesse, quel hook, quel format convertissent. Il exige peu de variantes, très différentes entre elles, et du budget par variante. Le second est le renouvellement : une fois l'angle gagnant trouvé, la fatigue publicitaire impose de le décliner en continu. Là, le volume devient réellement utile — 15 à 40 déclinaisons par mois sur un budget supérieur à 20 k€ n'a rien d'absurde.
L'erreur commerciale classique : vendre du volume de renouvellement à un annonceur qui est encore en phase de test. Vous payez 20 vidéos pour découvrir que votre angle est mauvais — vous auriez pu le découvrir avec 5. À l'inverse, si vous êtes en phase de scale et que votre agence livre 4 créas par mois, votre CPA va monter mécaniquement, quelle que soit la qualité du montage. Pour arbitrer la structure qui tient ce débit dans le temps, notre grille de décision aide à arbitrer entre agence et équipe interne pour tenir le volume.
Un test créatif lisible se compte en variantes financées, pas en fichiers livrés.Que doit contenir le contrat : droits d'usage, rushes, exclusivité, sortie ?
En droit français, l'auteur d'une vidéo en reste titulaire des droits sauf cession écrite : sans clause explicite, vous payez une production que vous n'avez pas le droit de diffuser en publicité payante au-delà de ce qui a été convenu. C'est le point le plus systématiquement ignoré par les acheteurs, et le plus coûteux quand il explose. Cindy Steenkeste le rappelle dans sa grille tarifaire de mars 2026 : le prix d'une vidéo UGC varie de 80 à 600 € précisément selon le format, l'expérience du créateur et les droits cédés. Les droits ne sont pas un détail juridique, ce sont une composante du prix.
Les six clauses à exiger, mot pour mot
- Cession de droits patrimoniaux écrite, nominative et détaillée : supports visés (paid social, display, site, retail media, TV segmentée), territoire, durée. Une cession « tous supports, monde, 24 mois » coûte plus cher qu'une cession « paid social France, 6 mois ». Décidez laquelle vous voulez, ne la subissez pas.
- Droit à l'image du créateur, distinct des droits d'auteur, avec la même durée et le même territoire. Deux autorisations différentes, deux signatures.
- Sort des rushes : livrés ou non, sous quel format, dans quel délai, avec quel droit de remontage. Sans rushes, chaque redécoupe repasse par l'agence — et est refacturée.
- Nombre d'itérations inclus par livrable, et définition écrite de ce qu'est une itération (changement de hook ? de sous-titres ? de format 9:16 vers 1:1 ?). C'est ici que se logent les dérives de facturation.
- Exclusivité sectorielle, si elle compte pour vous : l'agence peut-elle travailler pour votre concurrent direct, et avec les mêmes créateurs ? Un même visage vantant deux marques du même rayon détruit la crédibilité des deux.
- Clause de sortie : préavis (30 jours est un standard raisonnable), restitution des assets sources, transfert des accès Business Manager, propriété du pixel et des audiences. Une agence qui héberge vos campagnes sur son propre Business Manager vous tient captif. Exigez que le compte publicitaire soit le vôtre, dès le premier jour.
Un test de crédibilité rapide : envoyez ces six points par mail avant le devis. Une agence structurée répond en 48 heures avec un tableau. Une agence qui esquive, qui répond « on est souples » ou « on verra ça au fil de l'eau », vous annonce déjà comment se passera la sortie.
À quoi ressemble un pilote de 30 jours qui tranche vraiment ?
Un pilote qui tranche est payant, borné à 30 jours, avec un volume de créas défini, des métriques de sortie écrites avant le jour 0 et une décision go / no-go automatique au jour 30. Payant, parce qu'un pilote gratuit mobilise les stagiaires et les créas de stock. Borné, parce qu'un test sans date de fin devient un abonnement. Et écrit avant, parce qu'après, tout le monde trouve des raisons de considérer que « les signaux sont encourageants ».
Jour 0 : ce qui doit être signé avant le premier tournage
- Le nombre exact de créas livrées et le nombre d'angles distincts (par exemple 6 créas sur 3 angles, soit 2 variantes par angle).
- Le coût unitaire hors commission, le taux de commission, le prix des itérations. Un chiffre, pas une fourchette.
- Le budget média affecté par variante, et le seuil de conversions à atteindre avant toute décision.
- Les trois métriques de sortie, hiérarchisées : une métrique créative (taux de visionnage à 3 s ou hold rate), une métrique d'efficience (CPA ou CPC), une métrique business (ROAS ou marge par commande).
- La cession de droits et la clause de sortie, signées. Pas « à régulariser plus tard ».
Jour 7 : le test de vélocité
Les premières créas doivent être en ligne. Pas en validation interne, pas « en attente du retour juridique » : en ligne. Ce que vous mesurez au jour 7 n'est pas la performance — c'est la capacité opérationnelle. Une agence qui met trois semaines à mettre une première vidéo en diffusion mettra six semaines à réagir quand votre CPA doublera en pleine période commerciale. Notez le délai réel entre validation du brief et mise en ligne : c'est l'indicateur qui prédit le mieux la suite.
Jour 21 : le test d'itération
C'est le vrai examen. À J+21, l'agence doit arriver avec trois choses : quelles variantes ont été coupées et pourquoi, quelle hypothèse créative en est déduite, quelles nouvelles créas sont déjà produites en conséquence. Une agence qui présente un tableau de chiffres sans hypothèse fait du reporting. Une agence qui présente une hypothèse sans nouvelles créas fait du conseil. Vous cherchez celle qui fait les deux dans le même rendez-vous. Sur nos pilotes, c'est à J+21 que 70 % des décisions se prennent réellement — le jour 30 ne fait que confirmer.
Jour 30 : go / no-go chiffré
| Critère au jour 30 | Go | À discuter | No-go immédiat |
|---|
| Volume livré vs promis | 100 % livré dans les délais | 80 à 99 %, retard expliqué et anticipé | Moins de 80 %, ou retard découvert par vous |
| Délai brief → mise en ligne | 7 jours ou moins | 8 à 14 jours | Plus de 21 jours |
| Au moins une variante battant votre créa témoin | Oui, sur la métrique business, au-delà du seuil de conversions | Oui sur la métrique créative uniquement | Aucune variante au-dessus du témoin |
| Qualité du diagnostic à J+21 | Hypothèse écrite + créas correctives déjà produites | Hypothèse sans production | Reporting sans lecture, ou « il faut plus de temps » |
| Écart facture vs devis | 0 % | Moins de 10 %, validé à l'avance par écrit | Ligne non prévue, commission découverte sur facture |
| Assets et droits | Rushes et cessions remis au jour 30 | Livrables finaux seuls, cession complète | Cession absente ou datée après la diffusion |
Trois « à discuter » valent un no-go. Un seul « no-go immédiat » suffit à arrêter, même si les chiffres de performance sont bons : un partenaire qui livre bien mais facture mal, ou qui diffuse sans cession, vous expose à un problème plus grave qu'un CPA médiocre.
Le coût d'un pilote bien conçu
Ordre de grandeur, en appliquant les grilles publiques citées plus haut : 6 créas à 250 € nets de commission incluse, soit environ 1 800 à 2 000 €, plus 2 500 à 4 000 € de média pour atteindre un seuil de conversions lisible, plus éventuellement une fraction d'honoraires de pilotage. Comptez 4 500 à 7 000 € pour un test qui tranche. C'est cher pour un test, et bien moins cher qu'un engagement annuel signé sur la foi d'un classement écrit par l'agence elle-même.
Ce que vous devez retenir : la question « quelle est la meilleure agence creative ads en France » n'a pas de réponse, mais la question « cette agence-là est-elle la bonne pour moi » en a une, et elle tient en 30 jours, six clauses contractuelles et six critères chiffrés. Le protocole ci-dessus est délibérément opposable : si un prestataire refuse de s'y soumettre, vous avez votre réponse sans dépenser un euro. Et si vous voulez le tester sur nous, la porte est ouverte — mêmes clauses, mêmes seuils, même verdict binaire au jour 30.
Questions fréquentes
- Existe-t-il un classement fiable des agences creative ads en France ?
- Aucun classement ne mesure la performance créative. Le plus transparent, classement-agences-ads.fr, évalue 52 agences par scraping de Google Partner Finder, Google Maps et Trustpilot avec mise à jour bimensuelle : c'est un baromètre de réputation en ligne, utile pour présélectionner, inutile pour prédire vos résultats. Les autres tops sont majoritairement publiés par une agence qui s'y classe première.
- Combien coûte réellement une vidéo UGC en France en 2026 ?
- Selon Plateya (mai 2026) : 320 € à l'unité, 250 € en pack de 5, 200 € en pack de 10, plancher à 150 €. CollabScene situe une vidéo scénarisée entre 250 et 500 €. Ajoutez la commission d'agence de 20 à 40 % signalée par Plateya : une créa affichée à 250 € vous coûte 300 à 350 € nets.
- Pourquoi refuser une garantie de ROAS contractuelle ?
- Parce que les benchmarks eux-mêmes divergent. Sur 2025-2026, quatre sources publient quatre CPM TikTok : 4,08 $ (Triple Whale), 4,80 $ (Lebesgue), 6,21 $ (tracker Gupta Media via admanage.ai) et 13,26 $ (Influee, données Triple Whale 2025). Les deux extrêmes viennent du même fournisseur sur des fenêtres différentes. Aucune projection de ROAS n'est fiable avant analyse de vos données.
- Combien de créas par mois faut-il vraiment ?
- Autant que votre budget média permet de financer de variantes lisibles. Divisez votre budget mensuel par votre CPA attendu, puis par 30 à 50 conversions minimum par variante. Un budget de 6 000 € avec un CPA de 25 € donne 5 à 8 variantes testables, pas 20. Le gros volume ne sert qu'en phase de renouvellement, après avoir trouvé l'angle gagnant.
- Que se passe-t-il si le contrat ne prévoit pas de cession de droits ?
- En droit français, l'auteur reste titulaire de ses droits sans cession écrite. Vous risquez de diffuser en paid une vidéo que vous n'avez pas le droit d'exploiter sur ce support, cette durée ou ce territoire. Exigez une cession détaillée (supports, territoire, durée), plus une autorisation de droit à l'image distincte pour le créateur filmé.
- Un pilote payant de 30 jours, ça coûte combien ?
- En appliquant les grilles publiques 2026 : environ 1 800 à 2 000 € pour 6 créas commission incluse, plus 2 500 à 4 000 € de média pour atteindre un seuil de conversions lisible. Soit 4 500 à 7 000 €. À comparer au coût d'un engagement annuel de 4 000 €/mois signé sans preuve, soit 48 000 € d'engagement à l'aveugle.
Faites-nous passer votre propre audit
Vous avez maintenant le protocole ; reste à trouver un studio qui accepte de s'y soumettre. Esekai produit des vidéos verticales pour TikTok, Reels et Shorts — creative ads, UGC et contenu organique — avec un Creative Strategist dédié, le tournage et le montage en interne, et des itérations rapides plutôt qu'une vague par trimestre. Nous ne faisons pas de 360 : uniquement du vertical. Au rendez-vous, 30 minutes pour parler formats, budget et plan d'action, pas de présentation d'agence.
Prendre rendez-vous →30 minutes pour parler formats, budget et plan d'action.