Le coût par créative baisse avec le volume, mais pas linéairement. En France en 2026, une créative vidéo verticale coûte environ 300 à 400 € à l'unité, 200 à 280 € à partir de 10 par mois, et 130 à 200 € au-delà de 25 par mois. Cette dégressivité vient de la mutualisation du tournage, pas d'une remise commerciale. La seule unité qui décide vraiment, c'est le coût par créative gagnante : prix unitaire ÷ taux de réussite, soit environ 5 % sur Meta selon Motion. Et cette unité-là, passé un certain débit, recommence à monter.
Coût par créative selon le volume, en trois paliers : 300–400 € HT à l'unité, 200–280 € HT à partir de 10 vidéos/mois, 130–200 € HT au-delà de 25 vidéos/mois. La remise vient du tournage mutualisé. L'indicateur de décision reste le coût par créative gagnante = prix unitaire ÷ taux de réussite (≈ 5 % sur Meta, Motion 2026).
Trois repères à garder en tête avant d'ouvrir un devis :
- 1 à 3 vidéos/mois : 300 à 400 € HT l'unité, aucune dégressivité réelle, zéro gagnante statistiquement attendue.
- 8 à 20 vidéos/mois : 200 à 280 € HT l'unité, c'est là que le coût par gagnante s'effondre.
- Au-delà de 25 vidéos/mois : 130 à 200 € HT l'unité, mais la courbe du coût par gagnante se retourne si le volume ajouté n'achète que des déclinaisons.
Quelle est la formule du coût par créative, et pourquoi elle est incomplète ?
La formule est : coût unitaire = (coûts fixes du lot + coût variable unitaire × n) ÷ n. Elle se réécrit en coût variable + (coûts fixes ÷ n). Autrement dit, votre prix unitaire tombe parce qu'on divise une base fixe par un nombre croissant de vidéos. Rien d'autre. Ce n'est pas un geste commercial, c'est de l'arithmétique.
Prenons un lot réel, tel qu'on le construit chez nous. Les coûts fixes d'un lot mensuel — brief, direction créative, recherche d'angles, casting, journée de préparation, allers-retours de validation — tournent autour de 2 400 € HT. Le coût variable d'une vidéo supplémentaire issue du même tournage — captation marginale, montage, sous-titres, exports, versioning — tourne autour de 150 € HT.
- 4 vidéos : (2 400 + 600) ÷ 4 = 750 € l'unité
- 10 vidéos : (2 400 + 1 500) ÷ 10 = 390 € l'unité
- 25 vidéos : (2 400 + 3 750) ÷ 25 = 246 € l'unité
- 50 vidéos : (2 400 + 7 500) ÷ 50 = 198 € l'unité
Entre 4 et 10 vidéos, le prix unitaire chute de 48 %. Entre 25 et 50, il ne baisse plus que de 19 %. La courbe s'aplatit vers 150 €, qui est le coût variable. Personne ne descendra jamais en dessous sans toucher à la nature du livrable. Quand un prestataire vous annonce 90 € la vidéo à partir de 40, il ne vous fait pas une remise : il a changé le produit. Souvent, c'est un montage depuis des rushes existants, sans tournage neuf.
Le problème, c'est que cette formule ne dit rien de ce que vous achetez. Elle compte des fichiers. Une créative publicitaire n'a de valeur que si elle scale en média. C'est pour ça qu'on raisonne sur une deuxième formule :
Coût par créative gagnante = coût unitaire ÷ taux de réussite. À 250 € l'unité et 5 % de taux de réussite, chaque créative qui scale vous a coûté 5 000 € de production.
Ce chiffre choque toujours la première fois. Il est pourtant le seul comparable d'un devis à l'autre, parce qu'il intègre ce que le prix unitaire masque. On a détaillé le mode de calcul, dénominateur compris, dans le calcul complet du coût par créative gagnante. Retenez la mécanique : diviser un petit prix par un petit taux donne toujours un grand nombre, et deux devis à prix unitaire identique peuvent avoir un coût par gagnante du simple au double.
Quels sont les 4 types de coûts dans un lot de créatives ?
Un lot de créatives contient quatre natures de coûts : les fixes de lot, les variables unitaires, les droits et licences, le pilotage. La grille de lecture n'est pas « tournage / montage / motion » — ça, c'est le découpage par poste de production, et il ne vous apprend rien sur la dégressivité. Ce qui compte, c'est le comportement de chaque euro quand n augmente.
1. Les fixes de lot — ils se divisent
Brief et ateliers d'angles, direction créative, casting et sourcing des créateurs, location d'un espace, journée de tournage, kick-off mensuel. Sur un devis, ce sont les lignes libellées « conception », « préproduction », « journée de captation ». Elles sont payées une fois, qu'on sorte 6 ou 18 vidéos du tournage. C'est 100 % de la dégressivité honnête.
2. Les variables unitaires — ils ne se divisent pas
Montage, étalonnage, sous-titrage, sound design, exports par ratio. Trois heures de monteur par vidéo restent trois heures de monteur, à 15 comme à 50 vidéos. Marginalement, on gagne 10 à 15 % sur la série grâce aux presets et au templating. Pas 50 %.
3. Les droits et licences — ils dégressivent très mal
Cession d'image du créateur, durée d'exploitation, territoires, whitelisting. Un créateur qui facture 120 € de droits pour 12 mois sur une vidéo ne facturera pas 40 € parce que vous en commandez trente. Il facturera peut-être 95 €. C'est la ligne qui fait remonter mécaniquement la part des droits dans le prix unitaire à mesure que le reste baisse — on la voit passer de 16 % à plus de 20 % de l'unité entre un petit et un gros lot. Quand une grille volume affiche une dégressivité uniforme sur toutes les lignes, droits compris, elle a soit rogné la durée de cession, soit négocié à la baisse le créateur. Vérifiez laquelle.
4. Le pilotage — il grossit avec le volume
Itérations, allers-retours de validation, reporting créatif, lecture des données de plateforme, réunions de cadrage. Beaucoup d'acheteurs croient que c'est le poste qui s'absorbe dans le volume. Faux : à 40 vidéos par mois, il faut quelqu'un qui lit les métriques chaque semaine et redirige la production. Sinon vous produisez vite et à l'aveugle. Ce poste représente rarement moins de 10 % d'une facture sérieuse.
| Nature de coût | Ligne de devis typique | Comportement avec le volume | Part à 5/mois | Part à 40/mois |
|---|
| Fixes de lot | Conception, DA, casting, journée de tournage | Se divisent par n | ≈ 34 % | ≈ 12 % |
| Variables unitaires | Montage, sous-titres, exports | Quasi constants à l'unité | ≈ 38 % | ≈ 58 % |
| Droits et licences | Cession d'image, durée, whitelisting | Dégressivité faible (0 à 20 %) | ≈ 16 % | ≈ 20 % |
| Pilotage | Itérations, reporting créatif, réunions | Croît en valeur absolue | ≈ 12 % | ≈ 10 % |
Répartition observée sur nos propres lots et sur les devis concurrents que nos clients nous font arbitrer. Elle varie selon le format et le niveau de finition, mais l'ordre des quatre natures, lui, ne bouge pas.
La dégressivité volume a une cause physique : plusieurs setups montés sur une même journée, un seul coût de préproduction.
Quelle est la formule de calcul du volume créatif dont vous avez besoin ?
Volume mensuel = (gagnantes visées ÷ taux de réussite) × coefficient de fatigue. Avec un taux de réussite de 5 % et un coefficient de 1,2, viser une créative qui scale par mois impose d'en tester 24. Viser deux en impose 48. Ce calcul n'a rien de confortable, mais il explique tous les échecs de testing qu'on diagnostique.
Les données de Motion (Creative Benchmarks 2026, 578 750 créatives, 6 015 comptes annonceurs, 1,29 Md$ de dépense analysés sur Meta) donnent la structure. Une gagnante y est définie comme une créative qui dépense au moins 10 fois la médiane de son compte et au moins 500 $. Environ 5 % des créatives passent ce filtre.
| Palier de dépense média | Créatives testées / semaine | Taux de réussite | Gagnantes / mois |
|---|
| Micro (< 10 K$/mois) | 2,80 | ≈ 3,8 % | 0,00 |
| Small | 4,10 | — | 0,25 |
| Medium | 6,67 | — | 0,75 |
| Large | 11,24 | — | 1,75 |
| Enterprise (1 M$+/mois) | 18,85 | ≈ 8,2 % | 3,99 |
Source : Motion, Creative Benchmarks 2026, moyennes tous comptes confondus.
Regardez la colonne du taux. Elle va de 3,8 % à 8,2 %. Un facteur deux sur toute l'échelle du marché, entre le compte qui dépense 8 000 $ par mois et celui qui en dépense un million. Pendant ce temps, la colonne des gagnantes varie d'un facteur infini : zéro contre quatre. Conclusion dure à entendre pour un acheteur : vous n'achèterez jamais un taux de réussite, vous n'achetez que du débit. Motion le formule autrement : un annonceur qui teste 4 pubs par semaine sort environ 0,2 gagnante par semaine, celui qui en teste 18 en sort 0,9 — à taux de réussite identique.
Le coefficient de fatigue, c'est l'ajustement qui manque à la formule brute. Vos gagnantes s'usent, vos audiences se saturent, vos meilleurs angles perdent 30 à 40 % de leur CTR en quelques semaines. Il faut donc produire au-delà du strict besoin théorique. On applique 1,2 pour un catalogue large et des audiences profondes, jusqu'à 1,4 sur des niches étroites — les seuils et les faux diagnostics sont détaillés dans notre article sur la fatigue publicitaire vidéo.
Reste à vérifier que le volume calculé tient dans votre budget. AdManage recommande en 2026 de réserver 10 à 20 % du budget média total au test créatif continu. DHS Digital, côté français, gradue plus finement : 5 à 10 % pour un testing peu véloce, 15 à 20 % pour un testing véloce, 20 à 30 % pour un testing agressif. Si votre volume cible dépasse cette enveloppe, c'est le volume qu'il faut revoir, pas le budget média. On déroule l'arbitrage dans dimensionner votre budget créatives à partir de votre palier média.
Quelle est la grille réelle du coût par créative par palier de volume en 2026 ?
Le prix unitaire d'une créative vidéo verticale va de 350–450 € HT à l'unité à 120–170 € HT au-delà de 50 par mois, soit une dégressivité maximale d'environ 60 %. Voilà la grille, telle qu'on la pratique et telle qu'on la voit passer sur les devis que nos clients nous demandent de comparer.
| Palier (vidéos/mois) | Prix unitaire € HT | Dégressivité | Part de fixes dans l'unité | Concepts / déclinaisons |
|---|
| 1 à 3 — ponctuel | 350 – 450 | référence | ≈ 45 % | 2 / 0 |
| 4 à 7 — démarrage | 300 – 380 | − 15 % | ≈ 38 % | 4 / 2 |
| 8 à 12 — entrée en testing | 240 – 300 | − 30 % | ≈ 30 % | 5 / 5 |
| 13 à 20 — croisière | 200 – 260 | − 40 % | ≈ 25 % | 6 / 10 |
| 21 à 30 — scale | 170 – 220 | − 50 % | ≈ 20 % | 7 / 18 |
| 31 à 50 — haut débit | 150 – 190 | − 57 % | ≈ 17 % | 8 / 32 |
| 50+ — industrialisation | 120 – 170 | − 62 % | ≈ 15 % | 9 / 45 |
Grille établie à partir de nos devis 2026 sur de la vidéo verticale publicitaire, créateur et droits 12 mois inclus. Les repères marché la recoupent : AgenceUGC.com situe en 2026 la moyenne française à 200–220 € par vidéo UGC standard ; l'étude Influence4You de mars 2024 relevait 180 € demandés en moyenne par les créateurs contre 320 € réellement acceptés côté marques ; Cindy Steenkeste donne une fourchette freelance de 80 à 600 €, avec une médiane de 150 à 350 € pour une créatrice expérimentée. Côté packs, Komunity Web documentait en 2025 une remise volume faisant passer l'unité de 100 € à 80 €, soit −20 % — repère daté, à prendre comme tel. Creative-Edits situe les forfaits agence mensuels incluant un volume de vidéos entre 800 € et plusieurs milliers d'euros par mois.
La même logique se lit en dollars côté production : Webtonic chiffre en 2026 la production vidéo à 800–3 000 $ par asset, et le batch — 5 à 10 variations issues d'un même tournage — à 200–600 $ par asset. Même ratio, même cause : le tournage mutualisé.
Maintenant, la colonne qui change les décisions. On reprend la grille et on y applique un taux de réussite, modulé par le ratio concepts/déclinaisons du palier.
| Palier (vidéos/mois) | Prix unitaire médian | Taux de réussite retenu | Gagnantes / mois | Coût par gagnante |
|---|
| 1 à 3 | 400 € | 4,0 % | 0,1 | 10 000 € |
| 4 à 7 | 340 € | 4,5 % | 0,25 | 7 600 € |
| 8 à 12 | 270 € | 5,0 % | 0,5 | 5 400 € |
| 13 à 20 | 230 € | 5,5 % | 0,9 | 4 200 € |
| 21 à 30 | 195 € | 5,0 % | 1,3 | 3 900 € |
| 31 à 50 | 170 € | 4,0 % | 1,6 | 4 250 € |
| 50+ | 145 € | 3,0 % | 1,8 | 4 800 € |
Les prix sont issus de notre grille et des sources françaises citées. Les taux de réussite sont une modélisation, pas une donnée publiée : on part du ≈ 5 % Motion et on le module selon la proportion de concepts neufs dans le lot. Coût de production uniquement, média non compris.
Lisez les deux dernières colonnes ensemble. Le prix unitaire baisse sur toute la plage, de 400 à 145 €. Le coût par gagnante, lui, descend jusqu'à 3 900 € autour de 21–30 vidéos par mois, puis remonte. À 50+ vidéos, vous payez l'unité 64 % moins cher qu'au départ et chaque gagnante vous coûte 23 % de plus qu'à l'optimum. C'est une courbe en U, pas une droite descendante. Et c'est exactement ce que le marché ne vous dit pas quand il vous vend un palier supérieur.
Quelles sont les 3 méthodes de fixation du prix d'un lot de créatives ?
Trois méthodes : au coût de revient, au marché, à la valeur. Chacune produit un prix différent pour le même livrable, et chacune réagit différemment au volume.
Au coût de revient. On additionne des jours-hommes. Webtalent situe en 2026 un monteur freelance entre 250 et 450 € par jour, un motion designer entre 250 et 700 €. Modèle transparent, modèle honnête, modèle qui ne dégressive presque pas : une journée reste une journée. Son angle mort, c'est qu'il facture du temps passé et pas des livrables. Vous ne pouvez rien en déduire sur votre coût par gagnante.
Au marché. Le forfait aligné sur ce que font les autres : un pack de 10 vidéos à 2 400 €, parce que c'est le prix affiché ailleurs. C'est le modèle dominant côté UGC. Facile à comparer, mais il cache tout : la part de concepts neufs, la durée des droits, le nombre de révisions incluses.
À la valeur. Le prix est indexé sur ce que la créative produit : coût par gagnante contractualisé, bonus de performance, ou abonnement calibré sur un objectif de gagnantes/mois. Minoritaire en France, parce qu'il suppose un accès aux données de l'annonceur et une confiance qui se construit sur trois mois. On le pratique à partir du moment où le compte publicitaire est lisible et où le média ne bouge pas de 300 % d'un mois à l'autre.
Le piège qui coûte le plus cher : volume pricing ou tiered pricing ?
Deux devis avec la même grille de paliers peuvent produire deux factures très différentes. ProAbono le formule bien : en tarification au volume, toutes les unités sont facturées au prix du palier le plus élevé atteint. En tarification échelonnée, chaque tranche est facturée à son propre prix. Prenons une grille à 300 € (1–9), 240 € (10–20), 195 € (21–40) et un mois à 22 vidéos.
| Modèle | Mode de calcul | Facture à 22 vidéos | Facture à 19 vidéos | Clause à exiger |
|---|
| Tarification au volume | 22 × 195 € | 4 290 € | 4 560 € (19 × 240) | Rétroactivité du palier sur le mois |
| Tarification échelonnée | 9×300 + 11×240 + 2×195 | 5 730 € | 5 100 € | Plafond de facture mensuelle |
| Forfait à volume garanti | Montant fixe, n plafonné | Fixe + dépassement | Fixe, perte sèche | Report des non-consommées (3 mois) |
| Abonnement à débit flexible | Crédits mensuels fongibles | Selon crédits consommés | Crédits conservés | Valeur du crédit fixée 12 mois |
1 440 € d'écart sur un mois identique. Et le détail qui pique : en tarification au volume, le mois à 19 vidéos coûte 270 € de plus que le mois à 22. Vous avez moins produit et vous payez davantage, parce que vous avez raté le palier de trois unités. On a vu des équipes commander trois vidéos inutiles en fin de mois pour ne pas perdre le palier. C'est absurde, et c'est la conséquence directe d'une grille mal rédigée.
Le pilotage ne se dilue pas dans le volume : plus on produit, plus il faut quelqu'un qui tranche chaque semaine ce qu'on arrête.
À partir de quel volume la dégressivité cesse-t-elle de faire baisser votre coût par gagnante ?
Le point de retournement se situe entre 25 et 30 vidéos par mois, et il ne dépend pas du volume lui-même : il dépend du moment où le volume marginal cesse d'acheter des concepts neufs. Tant que chaque vidéo ajoutée apporte un angle différent, le coût par gagnante continue de descendre. Dès que le volume ajouté n'est plus que du hook changé sur le même tournage, le prix unitaire baisse pendant que le coût par gagnante remonte.
Un concept, c'est un angle, un problème, une promesse, une mécanique narrative. Une déclinaison, c'est le même concept avec une accroche différente ou un CTA modifié — la différence entre une itération et un nouveau concept est la brique sur laquelle repose tout ce raisonnement. Les deux coûtent cher. Les deux ne valent pas la même chose.
Motion a chiffré l'écart en 2026 : les marques qui testent plus de 10 concepts créatifs par mois affichent 31 % de CPA en moins que celles qui en testent moins de 5. Concepts, pas vidéos. Une marque qui produit 40 vidéos à partir de 4 concepts est, pour l'algorithme, une marque qui teste 4 choses.
Les plateformes ont acté le mouvement. Meta propose depuis 2024 un test créatif natif qui compare jusqu'à 7 variantes simultanément, et avec Andromeda en 2026, la logique a basculé : on ne teste plus des micro-variantes d'une même pub, on teste des concepts distincts — angle, persona, format. Le moteur d'enchères lui-même a dévalorisé la déclinaison. Un rabais volume adossé à des déclinaisons achète donc un actif dont la valeur a baissé côté plateforme. C'est le point que personne ne dit dans un rendez-vous commercial, nous compris, jusqu'à ce qu'on arrête d'en vendre en 2025.
| Nature de l'ajout | Coût marginal | Effet sur le taux de réussite | Verdict |
|---|
| Nouveau concept (angle inédit) | Élevé (280–400 €) | Maintient ou relève le taux | Toujours rentable tant que le média suit |
| Nouveau hook sur concept existant | Faible (60–120 €) | Dilue légèrement | Utile sur un concept déjà validé, inutile avant |
| Nouveau format / ratio | Très faible (20–50 €) | Neutre sur le taux, positif sur la diffusion | À inclure par défaut, jamais à facturer en unité |
| Nouveau créateur, même script | Moyen (150–250 €) | Variable, fort si la cible change | Rentable quand le persona change aussi |
| Sous-titrage ou langue | Très faible (15–40 €) | Nul hors ouverture de marché | Ne doit jamais compter comme une créative facturée |
La ligne qu'on voit le plus souvent gonfler artificiellement un volume livré ? La dernière. Trente vidéos facturées dont huit sont la même vidéo sous-titrée autrement. Comptez-les si vous voulez, mais ne les mettez pas au dénominateur de votre coût par gagnante.
Deux nuances honnêtes. D'abord, le point de retournement varie selon la largeur du catalogue : une marque mono-produit sature ses angles vers 20 vidéos par mois, un catalogue de 400 références tient 60 sans s'épuiser. On ne sait pas le prédire à l'avance, on le constate au bout de six à huit semaines en regardant la dispersion des taux de hold. Ensuite, la zone où la dégressivité s'aplatit est aussi celle où la question de l'internalisation se pose — c'est le sujet de notre analyse sur le seuil à partir duquel internaliser devient moins cher. Quand votre prestataire ne peut plus baisser son unitaire parce qu'il a atteint son coût variable, recruter un monteur interne redevient une option sérieuse.
Comment lire une grille tarifaire volume sans se faire piéger : la checklist en 7 points
Sept contrôles suffisent pour savoir si une grille volume vous fait vraiment baisser votre coût par créative, ou seulement votre prix affiché. Chacun porte sur une ligne précise du document, pas sur l'agence qui l'a envoyé.
- 1. La part fixe est-elle isolée ? Si conception, direction créative et journée de tournage sont fondues dans un prix unitaire unique, vous ne pouvez pas vérifier d'où vient la remise. Demandez la ventilation fixe/variable. Un prestataire qui refuse ne connaît pas ses coûts.
- 2. Les droits sont-ils inclus au-delà de 12 mois ? Une grille très agressive sur l'unité avec 6 mois de cession vous fera repayer vos meilleures créatives l'année suivante. C'est la remise la plus chère du marché.
- 3. Le ratio concepts/déclinaisons est-il écrit ? Exigez une ligne du type « 22 vidéos dont 7 concepts distincts ». Sans elle, le palier supérieur vous livrera des variantes et votre coût par gagnante montera sans que personne ne mente.
- 4. Les vidéos non consommées sont-elles reportables ? Un report sur trois mois glissants est devenu standard. Sans report, un mois creux vous fait payer plein tarif pour rien.
- 5. Le palier est-il facturé en volume ou par tranches ? La question tient en une phrase : « si je commande 22 vidéos, les 9 premières sont-elles facturées au tarif du palier 21–40 ? » Écart courant de 15 à 30 % sur un même mois.
- 6. Les révisions comptent-elles comme des unités ? Une V2 après retour client n'est pas une créative. Si elle consomme un crédit, votre volume réel de test est inférieur de 15 à 20 % au volume facturé.
- 7. L'engagement porte-t-il sur une durée ou sur un volume ? Un engagement de volume annuel à débit libre est presque toujours préférable à un engagement de durée à volume fixe : il absorbe vos saisonnalités sans vous faire rater de paliers.
Ces sept contrôles portent sur une seule grille. Quand il faut en comparer deux, construites différemment, la mécanique change — on a détaillé la méthode complète pour comparer deux grilles tarifaires en quatre étapes, dont la remise à plat au coût par livrable réellement testable.
Un mot sur ce qu'on refuse désormais de faire. Un prospect nous a demandé en janvier 2026 un palier à 60 vidéos par mois avec 4 tournages, pour un budget média de 11 000 €/mois. On a proposé 26 vidéos sur 7 concepts à la place, pour une facture inférieure de 40 %. Le média ne pouvait pas absorber 60 créatives : chacune aurait reçu moins de 200 € de dépense, soit en dessous du seuil où une gagnante peut se révéler. Produire plus que ce que votre média peut tester ne produit aucune information. Ça produit une facture.
Le coût par créative selon le volume n'est donc pas une courbe à optimiser jusqu'au bout. C'est une courbe à arrêter au bon endroit, et cet endroit se trouve en regardant deux chiffres côte à côte : ce que vous payez l'unité, et ce que vous payez la gagnante. Le jour où le second remonte alors que le premier baisse encore, vous avez dépassé votre palier. Demandez à votre prestataire de vous montrer ces deux colonnes. Celui qui ne peut pas les produire vend du volume, pas de la performance.
Questions fréquentes
- Combien coûte une créative à l'unité, sans engagement, en 2026 ?
- Entre 300 et 450 € HT pour une vidéo verticale publicitaire avec créateur et droits 12 mois, selon notre grille 2026 et les repères marché français (AgenceUGC.com situe la moyenne UGC à 200–220 €, l'étude Influence4You de 2024 relevait 320 € réellement payés). Sans volume, la totalité des coûts fixes de lot pèse sur une seule vidéo.
- Quelle est la formule du coût par créative ?
- Coût unitaire = (coûts fixes du lot + coût variable unitaire × n) ÷ n, soit coût variable + (fixes ÷ n). Elle produit une dégressivité mécanique qui s'arrête au coût variable, autour de 150 € HT. Complétez-la toujours par le coût par créative gagnante : prix unitaire ÷ taux de réussite, environ 5 % sur Meta selon Motion 2026.
- Un prix unitaire bas est-il toujours une bonne affaire ?
- Non. Un unitaire à 145 € sur un lot composé à 85 % de déclinaisons produit un coût par gagnante plus élevé qu'un unitaire à 230 € sur un lot équilibré en concepts. Motion mesure 31 % de CPA en moins chez les marques testant plus de 10 concepts par mois. Le prix affiché compte des fichiers, pas des angles.
- Quelles sont les 3 méthodes de fixation du prix d'un lot de créatives ?
- Au coût de revient (jours-hommes : 250–450 €/jour pour un monteur, 250–700 € pour un motion designer selon Webtalent), au marché (forfait aligné sur les packs UGC du secteur), à la valeur (prix indexé sur le coût par gagnante ou sur la performance). Les deux premières dominent en France ; la troisième suppose un accès aux données du compte.
- Peut-on négocier la dégressivité sur un engagement de 3 mois plutôt que 12 ?
- Oui, partiellement. Trois mois permettent d'amortir le casting et le cadrage créatif, donc d'obtenir 60 à 70 % de la remise d'un engagement annuel. Le reste de la dégressivité vient de l'optimisation des tournages sur la durée. Négociez plutôt un engagement de volume global à débit libre : il protège vos mois creux sans bloquer douze mois.
Calculons ensemble votre coût par créative gagnante
Vous avez une grille volume sur la table et aucun moyen de savoir si le palier supérieur fera baisser votre coût par gagnante. On fait ce calcul tous les jours. Esekai est un studio de vidéo verticale : creative ads, UGC et contenu organique pour TikTok, Reels et Shorts, avec un Creative Strategist dédié, tournage et montage internes, itérations rapides. Trente minutes de rendez-vous : formats, budget, plan d'action. Pas de présentation d'agence.
Prendre rendez-vous →30 minutes pour parler formats, budget et plan d'action.