Une agence vidéo e-commerce conçoit et produit en volume des vidéos verticales destinées à la vente en ligne : vidéos produit, UGC et creative ads pour TikTok, Instagram Reels et YouTube Shorts. Elle se distingue d'une agence vidéo classique, facturée au projet — médiane 6 500 € pour une vidéo d'entreprise en France selon le baromètre La Fabrique du Net (données arrêtées en juin 2026, plus de 170 projets réels) — par une facturation au volume mensuel d'assets et une itération pilotée par les performances publicitaires. Deux économies, deux grilles de prix. Comparer l'une avec la calculette de l'autre, c'est se tromper de prestataire.
Qu'est-ce qu'une agence vidéo e-commerce, et en quoi diffère-t-elle d'une agence vidéo tout court ?
Une agence vidéo classique vend une pièce unique ; une agence vidéo e-commerce vend un débit. C'est toute la différence, et elle se lit dans la structure du devis avant même de se lire dans le résultat.
Un studio de production audiovisuelle est organisé pour livrer un film. Un brief, un moodboard, un repérage, une équipe sur deux ou trois jours, un master 16:9, des déclinaisons. Le métier est réel, la qualité souvent excellente, et pour un film de marque ou un manifeste, c'est exactement ce qu'il faut. Regardez les pages des studios qui se positionnent sur « agence vidéo e-commerce » : ils annoncent films corporate, interviews, motion design, reportages. Rien de mensonger. C'est simplement un autre métier.
Un e-commerçant qui pousse 15 000 € de média par mois sur Meta et TikTok n'a pas besoin d'un film. Il a besoin de 25 à 40 vidéos verticales par mois, en trois ou quatre angles créatifs différents, avec des hooks interchangeables, et de la capacité à retirer ce qui ne marche pas au bout de neuf jours. Ce n'est pas une commande de production. C'est une chaîne.
La nuance que peu d'agences assument : techniquement, n'importe quel studio sait produire une vidéo verticale de 20 secondes. Le problème n'est pas la compétence, c'est l'économie. Un studio dont le modèle repose sur des projets à 6 500 € ne peut pas sortir 30 assets à 250 € l'unité sans détruire sa marge. Il vous proposera donc 4 vidéos très soignées pour le même budget. Vous aurez de belles vidéos et pas assez de matière pour faire tourner un compte publicitaire.
Le marché média explique pourquoi ce sujet devient central. Selon l'IAB Europe (données publiées en juillet 2026), la publicité digitale européenne a atteint 131,1 Md€ en 2025, +10,5 %, dont 34,0 Md€ en vidéo et 35,5 Md€ en social advertising. L'argent est là. Le goulot d'étranglement, chez nos clients e-commerce, ce n'est jamais le budget média disponible — c'est le nombre de créatives fraîches qu'on peut mettre dedans chaque semaine.
Sur la partie strictement formats — ratios, durées, safe zones, déclinaisons par plateforme — nous avons déjà tout détaillé dans notre guide des formats en vidéo verticale e-commerce. Ici, on parle d'argent et de modèle.
Deux métiers, deux grilles de prix
| Critère | Studio de production | Agence vidéo e-commerce | Ce que ça change pour votre P&L |
|---|
| Unité facturée | Le film | L'asset ou le batch mensuel | Coût fixe vs. coût variable pilotable |
| Livrable type | 1 master 16:9 + reformats | 20 à 60 verticaux 9:16 | Capacité à alimenter des ad sets en continu |
| Prix de référence 2026 | Médiane 6 500 € le projet (La Fabrique du Net, juin 2026) | Prix par asset + forfait mensuel | Comparaison directe impossible sans convertir |
| Coût d'une variante | Refacturée presque plein tarif | Coût marginal faible | Le test devient abordable |
| Délai brief → livraison | Plusieurs semaines | Quelques jours | Réactivité sur les pics et les ruptures |
| Qui écrit le concept | Réalisateur / DA | Creative strategist nourri par la data ads | Le brief vient des chiffres, pas du goût |
| Casting | Comédiens, figuration | Talents UGC, clients réels, staff | Poste de coût très différent |
| Droits d'usage | Souvent inclus, durée longue | À négocier par talent et par durée | Ligne oubliée qui explose au renouvellement |
| Indicateur de succès | Validation client | Hook rate, CTR, coût par créative gagnante | Résultat mesurable ou pas |
| Risque principal | Un beau film qui ne convertit pas | Du volume sans direction créative | Deux façons différentes de brûler du cash |
Quel est le prix d'une heure de montage vidéo, et pourquoi cette question vous fait perdre de l'argent ?
Une heure de montage vidéo se facture entre 40 et 60 € HT chez un freelance junior, 60 à 90 € HT chez un monteur confirmé, et 90 à 150 € HT en studio ou en agence — mais sur un asset e-commerce vertical, le montage pèse rarement plus de 15 % du coût total.
Ces fourchettes sont celles que nous voyons circuler sur les devis français en 2026, chez les prestataires que nous croisons et sur nos propres appels d'offres sortants. À titre de repère public : FlashBiz annonce en 2026 environ 500 € HT pour quatre heures de tournage à Paris incluant un montage de trois minutes. Autrement dit, l'heure de main-d'œuvre, tournage et montage confondus, tourne autour de 60 à 80 €. Rien d'exotique.
Maintenant, pourquoi la question est piégée.
Quand un acheteur négocie l'heure de montage, il négocie le poste le moins déterminant de la chaîne. Sur nos productions verticales, la répartition typique du coût d'un asset ressemble à ceci : concept et creative strategy 20 à 25 %, casting et rémunération du talent 25 à 35 %, tournage 20 à 25 %, montage et post 12 à 18 %, droits d'usage 5 à 15 % selon la durée négociée. Les bornes bougent selon qu'on tourne en studio ou chez un créateur, mais l'ordre de grandeur tient. Gagner 20 % sur le montage, c'est gagner 3 % sur l'asset. Gagner 20 % sur le nombre de variantes issues d'un même tournage, c'est gagner 20 % sur tout.
Ce qui coûte cher en vidéo e-commerce, ce n'est pas de monter. C'est de décider quoi tourner. Un concept qui n'a rien à dire, monté par le meilleur monteur de France, reste un concept qui n'a rien à dire — et il vous coûtera le même CPM que les autres.
La bonne question à poser à un prestataire n'est donc pas « combien l'heure de montage ». C'est : combien d'assets livrés par mois, combien de hooks alternatifs par concept, et à quel prix la déclinaison marginale. Trois questions, trois chiffres. Un prestataire qui ne sait pas répondre aux trois travaille au projet, pas au volume.
Un batch shoot : plusieurs setups lumière alignés dans la journée pour sortir 20 à 30 assets verticaux d'un même tournage.
Combien coûte réellement une vidéo e-commerce en 2026 : par asset, par batch, par mois ?
Comptez 150 à 600 € HT par asset vertical en production batch, soit 4 000 à 12 000 € HT par mois pour un flux de 25 à 40 vidéos — là où une seule vidéo d'entreprise se facture en médiane 6 500 € HT selon le baromètre La Fabrique du Net (juin 2026, plus de 170 projets réels).
Posons d'abord les grilles publiques, sourcées et datées, parce que c'est le seul terrain solide.
- La Fabrique du Net, juin 2026 — médiane 6 500 € pour une vidéo d'entreprise, d'environ 5 250 € pour un montage seul à 12 500 € pour un spot publicitaire, sur plus de 170 projets réels. Amplitude constatée : de moins de 2 000 € pour un montage simple à plus de 50 000 € pour une campagne audiovisuelle complète.
- Topo Video, 27 décembre 2025 — entre 1 500 et 15 000 € HT pour une vidéo corporate, selon le type, les jours de tournage, la taille de l'équipe et la post-production.
- WePlus, 2026 — de 1 200 € à 5 000 € HT à Paris pour une corporate de 1 à 3 minutes : une journée de tournage, montage dynamique, quelques habillages, livraison en formats optimisés.
- Lowup, 20 février 2026 — de 1 500 € à 10 000 € HT en studio régional, dispositifs à partir de 1 505 € HT.
Ces chiffres sont exacts. Ils sont aussi inutilisables tels quels pour un e-commerçant. À 6 500 € l'unité, un flux de 30 vidéos mensuelles coûterait 195 000 € par mois. Personne ne fait ça. Donc soit le chiffre ne s'applique pas, soit le besoin n'est pas le même. C'est la seconde hypothèse.
La table de conversion : du prix au projet au prix à l'asset
Le passage d'une économie à l'autre repose sur un seul mécanisme : le batch shoot. On ne tourne pas une vidéo, on tourne une journée. Sur nos productions, une journée de tournage batch bien préparée sort 20 à 30 assets livrables — cadrages multiples, variantes de hook, plans produit isolés, formats 9:16 et 4:5. Le chiffre dépend beaucoup du produit : un objet qui se manipule (cosmétique, food, accessoire) monte vers le haut de la fourchette, un produit technique ou un service B2B redescend nettement.
Une fois cette mécanique posée, les coûts fixes se diluent. Le repérage, le setup lumière, le brief, la logistique produit, la venue du talent : tout ça est payé une fois pour 25 livrables au lieu d'une fois pour un livrable.
| Modèle de production | Coût constaté | Assets utiles | Coût par asset vertical |
|---|
| Vidéo d'entreprise au projet (médiane LFDN, juin 2026) | 6 500 € HT | 1 master + 2 à 4 reformats | 1 300 à 2 200 € |
| Corporate Paris 1-3 min (WePlus, 2026) | 1 200 à 5 000 € HT | 1 à 3 | 400 à 2 500 € |
| Créateur UGC à l'unité | 150 à 500 € HT / vidéo | 1 (+ droits à part) | 150 à 500 € |
| Batch shoot studio, 1 journée | 4 500 à 9 000 € HT | 20 à 30 | 180 à 400 € |
| Déclinaison sur rushes existants | Coût marginal | Illimité en théorie | 15 à 30 % d'un concept neuf |
Cette dernière ligne est celle qui décide de votre coût moyen. Une déclinaison — nouveau hook sur les mêmes rushes, nouveau sous-titrage, version 15 s à partir d'une 30 s, adaptation langue — nous coûte en production entre 15 et 30 % d'un concept neuf. C'est pour ça qu'un flux mensuel n'est pas 30 fois le prix d'une vidéo : c'est 6 à 8 concepts neufs et 20 à 25 déclinaisons.
Le détail par secteur d'activité, avec les écarts entre food, mode, beauté et B2B, est dans les grilles tarifaires détaillées par secteur — nous ne le rejouons pas ici.
Notre repère interne, à discuter au premier rendez-vous : un e-commerçant qui dépense moins de 300 € de média par asset produit surproduit. Celui qui dépense plus de 1 500 € par asset sous-produit et paye sa fatigue créative en CPM.
Quel est le tarif d'une agence de marketing digital, et comment lire la ligne « création » dans son devis ?
Une agence de marketing digital facture généralement entre 1 500 et 8 000 € HT par mois en retainer pour une PME e-commerce en France, honoraires hors média — et dans la majorité des devis que nous voyons passer, la ligne « création de contenu » ne précise ni le volume, ni le format, ni qui produit.
Un responsable marketing de PME e-commerce nous le résumait ainsi : le devis mélangeait conseil, création et média ; depuis, il exige une ligne par poste.
Ce mélange n'est pas toujours de la malhonnêteté. Une agence 360 vend du pilotage : stratégie, achat média, tracking, reporting. La création y est un moyen, pas le produit. Le problème apparaît quand vous découvrez, au troisième mois, que le forfait « contenu inclus » correspondait à 4 vidéos mensuelles sous-traitées à un freelance que vous ne rencontrerez jamais.
Les trois questions qui font tomber le masque en dix minutes
- Combien d'assets, exactement, dans le forfait ? Pas « du contenu régulier ». Un nombre. Et la définition d'un asset : une vidéo 30 s et une déclinaison 6 s comptent-elles pour un ou pour deux ?
- Qui tourne et qui monte ? En interne, en freelance, en plateforme offshore ? Demandez le nom du monteur. Une agence qui produit vraiment répond sans hésiter.
- Que se passe-t-il si une créative fonctionne ? La déclinaison est-elle incluse, refacturée, plafonnée ? C'est là que les modèles se séparent. Une agence structurée pour l'e-commerce a un prix de déclinaison. Une agence structurée pour le projet vous fera un nouveau devis.
Un détail révélateur du baromètre La Fabrique du Net, juin 2026 : plus de la moitié des demandes déposées n'indiquent aucun budget, et ce sont systématiquement celles qui reçoivent les propositions les moins bien calibrées. Cacher son budget pour « voir ce qu'on lui propose » est la plus mauvaise tactique d'achat en production vidéo. L'agence ne sait pas si vous voulez 4 films ou 40 assets, alors elle propose ce qu'elle vend le mieux.
Si vous avez un devis sur la table en ce moment, passez-le au filtre : nous avons listé les 11 signaux d'alerte sur un devis vidéo, du forfait « illimité » aux droits d'usage absents.
Combien de vidéos faut-il produire par mois pour qu'une campagne e-commerce tienne ?
Comptez 1 concept créatif neuf pour 2 000 à 3 000 € de budget média mensuel, et 3 à 5 déclinaisons par concept : un e-commerçant à 20 000 € de média par mois a besoin de 7 à 10 concepts et 25 à 40 assets mensuels pour ne pas subir la fatigue créative.
Ce ratio vient de nos campagnes, pas d'une étude publiée. Nous l'affichons comme tel. Il varie selon la taille de l'audience adressée : sur une audience française étroite, la fréquence grimpe vite et on renouvelle plus souvent ; sur une audience large multi-pays, un concept peut tenir six semaines.
La logique de calcul, dans l'ordre :
- Partez du budget média mensuel. Selon le Gartner CMO Spend Survey, le budget marketing moyen pèse environ 7,7 % du chiffre d'affaires et le paid media environ 30 % de ce budget — vérifier l'édition citée. Pour un e-commerçant à 5 M€ de CA, ça donne environ 122 000 € de paid annuel, soit ~10 000 € par mois.
- Divisez par 2 500 € : environ 4 concepts neufs par mois.
- Multipliez par 4 déclinaisons : 16 assets mensuels.
- Fixez votre coût cible : un budget création à 15-20 % du média donne 1 500 à 2 000 €, soit 95 à 125 € par asset. Trop bas pour du batch studio, cohérent pour un mix créateurs UGC + montage interne.
Ce quatrième point est celui qui fâche. Beaucoup d'e-commerçants veulent la qualité du studio au prix du créateur. À 10 000 € de média mensuel, le modèle réaliste n'est pas l'agence full-service en batch shoot : c'est un pool de créateurs piloté serré, plus une agence qui intervient sur les concepts trimestriels. Nous le disons à des prospects chaque mois, y compris quand ça nous fait perdre le deal.
L'autre variable, c'est le taux de survie. Sur nos productions e-commerce, il faut compter en moyenne 5 à 8 variantes testées pour une créative qui passe le seuil de scale et reste plus de trois semaines en diffusion. Certains mois c'est 1 sur 3, certains mois 1 sur 12. C'est cette dispersion qui rend le prix unitaire secondaire : le seul chiffre qui compte est le coût cumulé par créative gagnante. Nous détaillons le calcul complet du coût par créative gagnante dans un article dédié, avec la formule et deux cas chiffrés.
Un exemple concret de ce que produit un vrai volume, à l'échelle au-dessus : la campagne Ciao Energy, lancée en 2026 par Squeezie avec Léna Situations et Inoxtag (après Ciao Kombucha en mai 2025), a été alimentée par un flux vertical quasi quotidien, sans film de marque publicitaire classique. Nous l'avons décortiquée format par format dans notre analyse du lancement Ciao Energie. Le budget n'est pas celui d'une PME, la mécanique de cadence, elle, se copie.
La boucle qui distingue les deux métiers : la performance des créatives précédentes écrit le brief des suivantes.
Quelle est la meilleure agence créatrice de contenu en France, et pourquoi la question est-elle mal posée ?
Il n'existe pas de meilleure agence vidéo ou créatrice de contenu en France : les classements type « 10 meilleures agences » sont construits sur l'ancienneté, le volume de demandes traitées et les avis déposés sur la plateforme qui les publie, jamais sur l'adéquation entre un modèle de production et votre volume mensuel.
Ce n'est pas une posture. C'est arithmétique. Selon La Fabrique du Net (juin 2026), près de 200 studios et agences déclarent une expertise en production audiovisuelle avec un bureau en France, le studio type est installé depuis 2019 en médiane, et le marché est très concentré sur Paris avec des pôles à Lyon, Toulouse, Lille, Nantes, Nice, Marseille, Bordeaux et Rennes. Un classement en 10 lignes retient donc 5 % du marché, sélectionnés sur des critères qui n'ont aucun rapport avec votre besoin.
La même mécanique vaut pour « les 10 meilleures agences web en France » : ces palmarès sont des pages d'annuaire, pas des évaluations. Le prestataire qui figure en tête a souvent le meilleur profil commercial sur la plateforme, ce qui est une information — mais pas celle que vous cherchez.
Six critères de qualification, dont trois vérifiables en vingt minutes
Vérifiables tout de suite, sans rendez-vous :
- 1. Le format du portfolio. Ouvrez les cas clients. Si ce sont des films 16:9 avec musique sous licence et voix off, vous avez un studio corporate. S'il n'y a que du 9:16 sous-titré, tourné en lumière naturelle ou en studio serré, vous avez un opérateur de vertical.
- 2. La présence de chiffres publics. Une agence qui produit en volume connaît son coût par asset, son délai médian et son taux de survie. Une agence qui ne publie aucun chiffre ne les mesure probablement pas.
- 3. Le vocabulaire du site. « Hook rate », « thumbstop », « déclinaison », « ad set », « itération » d'un côté. « Émotion », « storytelling de marque », « signature visuelle » de l'autre. Les mots trahissent la chaîne de production.
Les trois autres demandent un appel :
- 4. Qui écrit les briefs, et à partir de quoi ? Demandez à voir un brief anonymisé. S'il ne contient aucune donnée de campagne, le creative strategist est un directeur artistique déguisé.
- 5. Le délai brief → asset live. Chez nous, la médiane tourne autour de 8 à 12 jours ouvrés sur un concept neuf, 3 à 5 jours sur une déclinaison à partir de rushes existants. Un prestataire qui annonce trois semaines minimum ne pourra pas suivre un compte publicitaire actif.
- 6. Ce qu'ils refusent de faire. Une agence qui accepte tout — vidéo verticale, site web, SEO, print, événementiel — ne peut pas être structurée pour le débit vertical. Notre réponse à nous : nous ne faisons pas de film de marque, ni de production 16:9 longue durée. Ça nous coûte des appels d'offres.
Pour formaliser tout ça, plutôt qu'un top 10, utilisez la grille d'audit sur 100 points : elle transforme ces critères en score comparable entre deux prestataires.
Agence, freelance, créateurs UGC ou studio interne : comment trancher selon votre volume ?
Le point de bascule vers une agence vidéo e-commerce spécialisée se situe autour de 15 000 € de budget média mensuel : en dessous, un pool de créateurs UGC piloté en interne coûte moins cher et suffit ; au-delà de 60 000 €, le modèle hybride équipe interne + agence devient le plus rentable.
Ces seuils sont ceux que nous observons sur notre portefeuille de clients e-commerce français. Ils bougent selon deux facteurs : le nombre de références produit à couvrir (un catalogue de 200 SKU consomme du contenu bien plus vite qu'une marque mono-produit) et la présence ou non d'un profil créatif en interne capable de briefer.
| Budget média / mois | Assets / mois | Modèle conseillé | Budget création | Signal qu'il faut changer |
|---|
| < 5 000 € | 4 à 8 | Créateurs UGC en direct + montage freelance | 800 à 2 000 € | Vous passez vos soirées à briefer |
| 5 000 à 15 000 € | 10 à 20 | Pool UGC piloté + concepts trimestriels en agence | 1 500 à 4 000 € | Vos hooks se répètent, le CTR baisse |
| 15 000 à 60 000 € | 25 à 45 | Agence vidéo e-commerce spécialisée, batch mensuel | 4 000 à 12 000 € | Vous attendez les livrables pour lancer |
| > 60 000 € | 50 et + | Interne (strategist + monteur) + agence sur les concepts | 12 000 € et + | Le coût par asset ne baisse plus avec le volume |
Le cas que nous voyons le plus souvent mal arbitré, c'est le troisième palier avec un profil interne solide. Certaines marques y gagnent à internaliser le montage et à ne garder l'agence que sur le tournage et la stratégie créative. D'autres non, parce qu'un monteur seul en interne devient un goulot d'étranglement dès qu'il part en vacances. Ça se calcule au cas par cas — nous avons posé la méthode pour arbitrer entre agence et équipe interne.
Les cas où il ne faut pas prendre d'agence vidéo e-commerce
- Vous n'avez pas encore validé votre produit-marché. Aucun volume de créatives ne compense une offre qui ne se vend pas. On vous fera dépenser 6 000 € pour l'apprendre.
- Votre tracking est cassé. Sans données de conversion fiables, l'itération créative tourne à l'aveugle et vous payez du volume sans boucle de retour.
- Vous cherchez un film de marque pour un salon, un site ou une levée de fonds. Prenez un studio de production. C'est leur métier, ils le feront mieux que nous.
- Votre panier moyen est inférieur à 25 € sans abonnement ni rachat. L'économie unitaire pardonne rarement le coût créatif d'un flux vertical soutenu.
Le dernier point mérite une nuance : nous avons vu des marques à petit panier tenir grâce à un taux de rachat élevé et une LTV à 12 mois solide. C'est le seul calcul qui vaille, et il se fait avec vos chiffres, pas avec une règle générale.
Ce que nous ne savons pas encore mesurer proprement
Deux zones d'ombre, autant les dire. La première : l'effet de marque du vertical. Nous savons attribuer un ROAS à une créative, nous ne savons pas isoler ce qu'un flux de 40 vidéos par mois fait à la notoriété d'une marque sur douze mois. Les modèles d'incrémentalité coûtent cher et demandent du volume. La seconde : la contribution réelle du contenu organique aux ventes quand il tourne en parallèle du paid. Les deux se nourrissent, la mesure reste approximative. Quiconque vous vend une réponse nette sur ces deux points vous vend une conviction, pas une donnée.
Un dernier chiffre pour finir, parce qu'il résume l'arbitrage : à budget création constant, passer de 8 à 30 assets mensuels ne divise pas votre performance par quatre. Chez nos clients, ça la multiplie, parce que la probabilité de trouver une créative qui scale suit le nombre de tirages. La production vidéo e-commerce est un métier de statistiques, pas de chef-d'œuvre. C'est moins flatteur à raconter en réunion. C'est ce qui fait vendre.
Questions fréquentes
- Quelles sont les 10 meilleures agences web en France ?
- Aucune liste de 10 ne représente honnêtement le marché : La Fabrique du Net recensait en juin 2026 près de 200 studios déclarant une expertise en production audiovisuelle en France. Ces classements reposent sur l'ancienneté et les avis déposés sur la plateforme qui les publie. Qualifiez plutôt 3 prestataires sur votre besoin réel : format livré, volume mensuel, délai brief-livraison.
- Quel est le prix d'une heure de montage vidéo ?
- Entre 40 et 60 € HT chez un freelance junior, 60 à 90 € HT chez un monteur confirmé, 90 à 150 € HT en studio ou agence, selon les devis français que nous voyons circuler en 2026. Sur un asset vertical e-commerce, le montage représente 12 à 18 % du coût total : négocier cette ligne ne change presque rien à votre budget global.
- Quel est le tarif d'une agence de marketing digital ?
- Comptez 1 500 à 8 000 € HT par mois en retainer pour une PME e-commerce, honoraires hors achat média. Exigez une ligne par poste : conseil, création, média, reporting. Selon La Fabrique du Net (juin 2026), plus de la moitié des demandes déposées n'indiquent aucun budget, et ce sont celles qui reçoivent les propositions les moins bien calibrées.
- Quelle est la meilleure agence créatrice de contenu en France ?
- La meilleure agence est celle dont le modèle de production correspond à votre volume mensuel. Pour 4 vidéos par an et un film de marque, un studio de production généraliste. Pour 25 à 40 vidéos verticales par mois pilotées par les performances publicitaires, une agence vidéo e-commerce spécialisée. Les deux existent, elles ne sont pas interchangeables.
- Faut-il une agence vidéo à Paris pour vendre en ligne ?
- Non. Le marché français de la production audiovisuelle est concentré sur Paris, avec des pôles à Lyon, Toulouse, Lille, Nantes, Nice, Marseille, Bordeaux et Rennes (La Fabrique du Net, juin 2026). En vidéo verticale, la géographie compte surtout pour le tournage produit : si vos produits voyagent par transporteur, la localisation du studio devient secondaire.
- Combien de temps entre le brief et la mise en ligne d'une créative ?
- Sur nos productions, la médiane est de 8 à 12 jours ouvrés pour un concept neuf, tournage compris, et de 3 à 5 jours ouvrés pour une déclinaison réalisée à partir de rushes existants. Un prestataire qui annonce trois semaines minimum sur chaque livrable ne pourra pas suivre le rythme d'un compte publicitaire actif.
Convertissons votre budget média en volume d'assets
Vous avez deux devis incomparables sur la table : un studio qui facture au projet, une agence qui facture au volume. Esekai produit du vertical en flux — creative ads, UGC et contenu organique pour TikTok, Reels et Shorts — avec un Creative Strategist dédié, tournage et montage internes, et des itérations en quelques jours. Trente minutes au téléphone : on parle formats, volume mensuel, budget et plan d'action. Pas de présentation d'agence.
Prendre rendez-vous →30 minutes pour parler formats, budget et plan d'action.