Une agence UGC e-commerce conçoit, produit et pilote des vidéos verticales tournées par des créateurs pour les marques qui vendent en ligne : casting, brief, tournage, montage, déclinaisons publicitaires et gestion des droits d'usage. En France en 2026, la vidéo se situe entre 150 et 500 € selon l'expérience et les droits. La différence avec une plateforme : l'agence est jugée sur les performances du compte publicitaire, pas sur la livraison du fichier. Ce que vous achetez n'est donc pas une vidéo à 200 €, c'est un débit de créatives neuves chaque mois. Voici comment le chiffrer, le contractualiser et le vérifier.
Réponse courte. Une agence UGC e-commerce conçoit, produit et pilote des vidéos verticales tournées par des créateurs pour les marques qui vendent en ligne : casting, brief, tournage, montage, déclinaisons publicitaires et gestion des droits d'usage. En France en 2026, la vidéo se situe entre 150 et 500 € selon l'expérience et les droits. La différence avec une plateforme : l'agence est jugée sur les performances du compte publicitaire, pas sur la livraison du fichier.
Le marché parle en prix unitaire. Les acheteurs, eux, consomment un débit. Un compte Meta qui dépense 15 000 € par mois brûle ses angles créatifs en trois à cinq semaines, et il faut réalimenter. C'est cette mécanique-là que presque personne ne chiffre publiquement — alors que c'est elle qui décide de votre coût réel.
C'est quoi une agence UGC e-commerce, et en quoi diffère-t-elle d'une plateforme de créateurs ?
Une plateforme vous met en relation avec des créateurs et s'arrête au fichier livré ; une agence UGC e-commerce prend la responsabilité de l'angle, du montage publicitaire et de ce qui se passe ensuite dans le compte pub. C'est la seule frontière qui compte à l'achat. Tout le reste — nombre de créateurs au catalogue, jolie interface, délai affiché — se négocie.
Quatre modèles cohabitent en France : la plateforme SaaS en self-service, la marketplace de freelances, l'agence UGC qui orchestre des créateurs externes, et le studio de production intégré qui tourne et monte en interne. Chacun a un point d'équilibre économique différent, et aucun n'est bon partout. Nous avons détaillé leurs mécaniques dans les 4 modèles d'agence UGC détaillés — ici, on parle achat, pas définition.
Le test qui tranche en une question, à poser en rendez-vous : « la créative numéro 7 du dernier lot n'a pas décollé, qui me dit pourquoi ? » Une plateforme répondra qu'elle a livré conformément au brief. Un studio de production ouvrira l'ad account, regardera le hold rate à 3 secondes, la répartition des placements et le taux de clic sortant, puis proposera trois variantes d'accroche sur la même vidéo mère. Ce sont deux métiers, pas deux niveaux de prix.
Le contexte joue en faveur de la structuration. Selon Tanke (11 mars 2026), 93 % des marketeurs jugent l'UGC plus performant que le contenu de marque, mais seuls 16 % ont une stratégie dédiée. Autrement dit : presque tout le monde en achète, presque personne ne le pilote.
Combien coûte réellement une agence UGC e-commerce en 2026 — au mois, pas à la vidéo ?
Comptez 150 à 500 € la vidéo selon l'expérience du créateur et l'étendue des droits, ce qui place un dispositif e-commerce en régime de croisière entre 2 500 et 8 000 € par mois pour 10 à 20 créatives neuves, montage et déclinaisons compris. Le prix facial d'une vidéo ne vous dit rien de cette facture mensuelle, parce qu'il ignore les variantes, les droits paid et les re-shoots.
| Source (et date) | Fourchette annoncée | Ce que ça couvre |
|---|
| Takema Studio, 2026 | 75-100 € débutant, ~150 € expérimenté, 200-400 € expert | Une vidéo, hors amplification |
| CollabScene, 26 mai 2026 | ~100 € simple, 250-500 € avec scénarisation | Écriture + tournage créateur |
| Cindy Steenkeste, 1er mars 2026 | 80-600 €, médiane 150-350 € | Freelance, droits variables |
| Plateya, 30 mai 2026 | TJM 280-900 €, vidéo 150-500 € | Journée de tournage ou unité |
| Blog Moggo, 2026 | « une agence facture souvent 500 €+ la vidéo » | Argument d'une plateforme concurrente |
| Roads.social, 21 avril 2026 | 500-800 € de budget d'entrée | 2-3 vidéos + 200-300 € de média |
Les deux dernières lignes méritent d'être lues côte à côte. Moggo, plateforme, positionne l'agence à 500 €+ la vidéo pour vendre son ticket unitaire. Roads, agence, chiffre un ticket d'entrée à 500-800 € tout compris. Les deux disent vrai. Et les deux parlent du mois 1.
Le mois 6 ressemble à autre chose. Un compte e-commerce qui tourne toute l'année consomme, d'après ce qu'on observe sur nos comptes clients, entre 8 et 20 créatives réellement neuves par mois dès qu'il dépasse 10 000 € de dépense média mensuelle. À 200 € la vidéo mère, sans compter les variantes, on est déjà entre 1 600 et 4 000 € de production. Ajoutez le montage publicitaire, les sous-titres, les formats 9:16 et 4:5, les droits paid étendus à 12 mois : la facture réaliste se situe entre 2 500 et 8 000 € mensuels. C'est ce chiffre-là qu'il faut mettre en face de votre budget média, pas le prix d'une vidéo. Pour le détail des grilles par format et par durée de droits, voyez notre grille de prix détaillée par format et par droits.
Une règle de pouce qu'on utilise en rendez-vous : sur nos comptes, 10 000 € de média absorbent 8 à 15 créatives neuves. À 150-500 € la vidéo mère, la production représente plutôt 1 600 à 4 000 €, soit 15 à 30 % du budget média : arbitrez le volume en conséquence. En dessous de 10 %, vous allez scaler des créas fatiguées. Au-delà de 35 %, vous produisez plus que ce que votre budget peut tester statistiquement.
Un lot UGC e-commerce se tourne en séries : même setup, plusieurs angles, plusieurs accroches. C'est ce qui fait baisser le coût par créative gagnante.
Pourquoi le prix par vidéo est le mauvais indicateur : qu'est-ce que le coût par créative gagnante ?
Le coût par créative gagnante (CPCG) divise le coût total d'un lot par le nombre de vidéos qui ont franchi votre seuil de scale — pas par le nombre de fichiers livrés. C'est le seul indicateur qui rend deux devis comparables, parce qu'il intègre le déchet que tout le monde paie et que personne ne nomme.
Définissez d'abord le seuil de scale, sinon la mesure ne veut rien dire. Chez nous, une créative est comptée gagnante quand elle a dépensé au moins 500 € et tenu 7 jours consécutifs au-dessus du ROAS cible du compte, hors retargeting chaud. Vous pouvez choisir un autre seuil. Choisissez-en un, et écrivez-le dans le contrat.
Ensuite, le ratio. Sur nos douze derniers mois de production e-commerce, la proportion de vidéos mères qui deviennent des gagnantes durables tourne entre une sur quatre et une sur huit selon la verticale : plutôt une sur quatre en food et compléments, une sur cinq en beauté, une sur sept en mode, une sur huit sur les produits techniques à panier élevé où le cycle de décision brouille la lecture. Ce sont nos observations internes, sur un échantillon de quelques dizaines de comptes — ni une étude, ni une garantie. Elles bougent d'un trimestre à l'autre.
Faites le calcul, il est brutal. Un lot de 10 vidéos à 150 € coûte 1 500 €. Avec un ratio d'une gagnante sur huit, vous obtenez 1,25 gagnante : le CPCG monte à 1 200 €. Un lot de 6 vidéos à 350 €, mieux briefées, produites avec 3 variantes d'accroche chacune et un ratio d'une sur quatre, coûte 2 100 € et sort 1,5 gagnante : CPCG à 1 400 €. Regardez maintenant ce qui se passe au troisième mois, quand les variantes de la gagnante prolongent sa durée de vie de trois semaines — le CPCG du second lot s'effondre, celui du premier reste stable. Le devis le plus cher à l'unité gagne dès que la durée de vie entre dans l'équation.
Le levier n°1 sur ce ratio n'est pas le créateur, c'est le brief. Un mauvais brief produit des rushes inexploitables qu'on paie plein tarif : les 7 erreurs de brief qui produisent des rushes inexploitables couvrent l'essentiel de ce qu'on voit passer.
Pourquoi il faut se méfier du « ROI 400 % » et du « CPA divisé par 2 »
Ces deux formules circulent partout. Tanke annonce un ROI moyen de 400 % (11 mars 2026) ; UGC Factory, relayée par Youdji (25 janvier 2026), promet un CPA divisé par deux. Ce sont des promesses commerciales, pas des mesures. Aucune ne précise le compte, la baseline, la période, ni la méthode d'attribution. Un CPA divisé par deux sur un compte qui vient de lancer son retargeting ne dit rien de l'UGC.
Les données de marché existent et sont plus intéressantes parce qu'elles sont bornées. Un communiqué relayé par Morningstar (29 avril 2026) mesure les conversions issues de l'UGC à 4,27x au Q4 2025 puis 6,73x au Q1 2026, soit +57 % en un trimestre, avec les marques e-commerce à 42,1 % des interactions Facebook contre 35,8 % au trimestre précédent. Archive.com et Influee documentent un +161 % de taux de conversion sur les fiches produit intégrant de l'UGC, Loop.fans (29 juin 2026) situe le lift entre 161 % et 270 % selon la catégorie et à +91 % pour les photos clients seules. Ça donne une direction. Ça ne remplace pas votre propre mesure.
Exigez donc trois choses de tout prestataire qui annonce un chiffre : le nom du compte ou son secteur et sa taille, la fenêtre de mesure, et l'outil d'attribution. Si les trois manquent, le chiffre est un argument de vente.
Quelles sont les meilleures plateformes UGC, et à partir de quel budget faut-il en sortir ?
Les plateformes les plus utilisées en France en 2026 sont Moggo, Vogz, Influee et le TikTok Creator Marketplace ; elles restent le bon choix en dessous de 5 000 € de budget média mensuel, et deviennent coûteuses au-delà de 8 à 10 créatives neuves par mois. Le point de bascule n'est pas une question de qualité, c'est une question de qui absorbe le travail de pilotage.
Moggo se positionne comme la plateforme n°1 en France avec environ 4 000 créateurs revendiqués. Vogz annonce 20 000 créateurs, avec une formule à 499 €/mois qui inclut une seule vidéo et une livraison autour de 15 jours d'après le comparatif publié sur le blog de Moggo. Influee joue la carte éditoriale avec des statistiques globales — 79 % des consommateurs déclarent que l'UGC influence fortement leur décision d'achat, 81 % des e-commerçants le jugent plus efficace que la photo pro (page mise à jour le 3 juillet 2026). Le TikTok Creator Marketplace, lui, a l'avantage d'être adossé aux données de la plateforme.
Ce que ces outils font très bien : sourcer vite, à prix connu, sans engagement. Pour une marque qui veut valider un angle avant d'investir, c'est imbattable. On envoie des clients chez eux quand leur budget média ne dépasse pas quelques milliers d'euros — leur faire signer un abonnement studio serait leur vendre une capacité qu'ils ne consommeront pas.
Ce qu'elles ne font pas : écrire l'angle à partir de la lecture de votre ad account, monter les variantes d'accroche d'une gagnante, arbitrer un re-shoot, gérer le whitelisting et les Spark Ads, décider quoi retourner le mois suivant. Ce travail existe toujours. Sur une plateforme, il retombe sur votre équipe. Comptez 4 à 8 heures par semaine de pilotage interne à partir d'une dizaine de vidéos par mois : c'est un mi-temps déguisé, et c'est le coût caché du modèle self-service.
Trois signaux indiquent qu'il est temps de changer de modèle : vous relancez les créateurs vous-même pour obtenir des retakes, vos meilleures créas meurent sans être déclinées, et personne dans l'équipe ne sait dire quel angle a produit la dernière gagnante. Les trois arrivent en général entre le troisième et le sixième mois.
La lecture hebdomadaire du compte pub décide de ce qu'on retourne. Sans ce poste, un lot UGC reste une livraison de fichiers.
Que doit contenir le contrat : droits d'usage, whitelisting, exclusivité, propriété des rushes ?
Six clauses font la différence entre une vidéo utilisable un an sur tous vos comptes et une vidéo que vous devrez repayer au bout de 90 jours : durée des droits, périmètre géographique, usage paid media, whitelisting, exclusivité concurrentielle et propriété des rushes. C'est là que les factures UGC explosent, et c'est le sujet que ni les plateformes ni les classements « top 10 agences » ne traitent.
- Durée. Le standard freelance est 3 à 6 mois. Pour un compte pub qui tourne, visez 12 mois minimum, sinon vos meilleures créas s'éteignent au moment où elles performent le mieux. Le surcoût se négocie généralement entre +20 et +50 % du prix de la vidéo.
- Périmètre. France, francophonie, monde. Une marque qui ouvre la Belgique et la Suisse au trimestre suivant doit l'anticiper dès la signature.
- Paid media. Beaucoup de contrats couvrent l'organique et pas la diffusion payante. C'est le piège le plus fréquent sur les prix bas.
- Whitelisting et Spark Ads. Diffuser depuis le compte du créateur change souvent la performance. Cela suppose un accès délégué, une durée définie, et une rémunération distincte de la production.
- Exclusivité. Interdire au créateur de tourner pour un concurrent direct pendant X mois se paie. Sur les produits sensibles — compléments, cosmétique active — ça vaut le coût.
- Rushes. Qui possède les fichiers sources ? Sans eux, vous ne pouvez pas remonter une variante six mois plus tard, et vous êtes captif du prestataire.
Ajoutez une clause de retake. Chez nous, un re-shoot est prévu sans surcoût quand la vidéo livrée ne respecte pas le brief validé — on observe environ une vidéo sur dix concernée, le plus souvent pour une raison bête : lumière, cadre produit, prononciation d'un nom de marque. Une agence qui refuse d'écrire ce mécanisme vous fera payer ses propres approximations.
C'est quoi le métier de créateur UGC, et quel est son salaire moyen en France ?
Un créateur UGC est un prestataire qui tourne et monte des vidéos verticales pour des marques, sans vendre son audience : il est payé pour produire du contenu publicitaire, pas pour le diffuser auprès de ses abonnés. Aucun organisme public ne publie de salaire moyen pour ce métier en France — il n'existe pas de code métier dédié, et la quasi-totalité des créateurs facturent en micro-entreprise.
On peut reconstruire l'ordre de grandeur à partir des prix. En prenant la médiane de 150 à 350 € par vidéo relevée par Cindy Steenkeste (1er mars 2026) et un rythme réaliste de 10 à 15 vidéos par mois pour un créateur actif, on obtient 1 500 à 5 250 € de chiffre d'affaires brut mensuel. Retirez les cotisations de micro-entrepreneur, l'achat de matériel, le temps de prospection et de facturation non payé : le revenu net se situe le plus souvent dans le bas de cette fourchette. C'est une reconstruction, pas une statistique publiée, et il faut la lire comme telle.
Pourquoi un acheteur doit s'en préoccuper ? Parce qu'un devis à 60 € la vidéo, droits paid inclus, monde entier, douze mois, est structurellement intenable. Le créateur bâclera, refusera l'extension de droits, ou disparaîtra après deux livraisons. On a arrêté en 2025 de sourcer sur les offres les moins chères pour cette raison : le taux de rushes inexploitables mangeait l'économie réalisée, et le délai s'allongeait de deux semaines.
Le marché, lui, se professionnalise vite. Plateya estime l'écosystème français du créateur UGC autour de 180 M€ en 2026, en croissance d'environ 38 %, à partir d'un consolidé d'estimations Kolsquare et IAB France 2024-2025 ; Tanke projette 830 M€ à l'horizon 2028. Ces chiffres sont des estimations d'acteurs privés, avec les réserves que cela implique — mais la tendance est cohérente avec ce qu'on voit sur les tarifs, qui ont monté d'un cran sur les profils expérimentés depuis un an.
Comment auditer une agence UGC e-commerce en 30 minutes : les 7 preuves à exiger ?
Sept preuves suffisent à trier une agence UGC e-commerce en une demi-heure : ratio de gagnantes, délai médian, nombre de variantes par vidéo mère, lecture d'ad account, grille de droits, politique de re-shoot, et nom de la personne qui décide de ce qu'on retourne. Aucune ne demande de dossier : ce sont des réponses orales, chiffrées, immédiates.
- 1. Le ratio de créatives gagnantes. « Sur vos 12 derniers mois, combien de vos vidéos passent le seuil de scale, et comment définissez-vous ce seuil ? » Une agence qui n'a jamais mesuré vous parlera de vues.
- 2. Le délai médian brief → livraison. Notre médiane se situe entre 8 et 12 jours ouvrés sur un lot standard. Au-delà de trois semaines, la cadence publicitaire ne suit pas.
- 3. Le nombre de variantes par vidéo mère. Nous en produisons 3 à 4 en médiane : accroches différentes, ordre des séquences, sous-titrage. Une agence qui livre une version par tournage vous vend un coût par gagnante deux fois plus élevé sans le dire.
- 4. La lecture du compte. Demandez à voir un compte-rendu hebdo anonymisé. S'il n'existe pas, personne ne pilote.
- 5. La grille de droits écrite. Durée, périmètre, paid, whitelisting, avec les surcoûts. Une grille improvisée en rendez-vous annonce une facture improvisée.
- 6. La politique de re-shoot. Dans quels cas, sous quel délai, à quel prix.
- 7. Le nom du responsable créatif. Pas « une équipe dédiée ». Un prénom, un rôle, une disponibilité. Sur nos comptes c'est un Creative Strategist unique du brief à l'arbitrage.
Si vous voulez pousser l'entretien plus loin, notamment sur les aspects contractuels et la propriété des livrables, les 12 questions à poser avant de signer complètent cette liste.
Agence, freelance ou production interne : quel modèle selon votre volume et votre stade ?
En dessous de 5 000 € de budget média mensuel, la plateforme ou le freelance gagnent ; entre 5 000 et 30 000 €, l'agence ou le studio intégré sortent le meilleur coût par créative gagnante ; au-delà, l'internalisation partielle redevient défendable si vous acceptez de recruter deux à trois postes. Le seuil dépend surtout de votre capacité à piloter en interne, pas de votre chiffre d'affaires.
Premier tableau : l'économie.
| Critère | Plateforme SaaS | Freelance / marketplace | Agence UGC | Studio intégré | In-house |
|---|
| Coût par vidéo | 80-250 € (ou abo 499 €/mois, 1 vidéo) | 150-350 € | 300-500 €+ | 250-450 € en forfait de cadence | Coût marginal faible, coût fixe élevé |
| 12 créas/mois, coût réaliste | 1 200-3 000 € + pilotage interne | 2 000-4 200 € si 2-3 créateurs | 3 600-6 000 € | 3 000-5 500 € variantes incluses | 8 000-12 000 € de masse salariale |
| Créas neuves/mois soutenables | 4 à 8 | 3 à 10 | 10 à 25 | 12 à 40 avec variantes | 15 à 30 après 6 mois de rodage |
| Délai brief → livraison | 10-20 jours | 7-21 jours, très variable | 10-15 jours | 8-12 jours ouvrés (notre médiane) | 3-7 jours une fois rodé |
| Budget média où le modèle est rentable | < 5 000 €/mois | 2 000-8 000 €/mois | 8 000-40 000 €/mois | 5 000-50 000 €/mois | > 50 000 €/mois |
| CPCG estimé (nos observations) | 800-1 800 € | 700-1 600 € | 900-1 700 € | 600-1 200 € | 400-900 € à plein régime |
Second tableau : qui fait quoi. C'est la colonne que les devis oublient.
| Responsabilité | Plateforme | Freelance | Agence UGC | Studio intégré | In-house |
|---|
| Écriture du brief et du script | Vous | Vous ou le créateur | L'agence | Creative Strategist dédié | Votre équipe |
| Montage des variantes de hook | Non | Rarement | En option | Inclus (3-4 par vidéo mère) | Oui si monteur interne |
| Droits paid et durée | Standardisés, souvent courts | À négocier à chaque fois | Cadrés par contrat | Cadrés, extensibles | Vous les détenez |
| Whitelisting / Spark Ads | Rare | Cas par cas | Oui | Oui, avec suivi des codes | Oui |
| Lecture de l'ad account | Vous | Vous | Partagée avec l'agence média | Hebdomadaire, côté studio | Vous |
| Pilotage exigé côté client | 4-8 h/semaine | 5-10 h/semaine | 2-3 h/semaine | 1-2 h/semaine | Temps plein |
L'internalisation reste le meilleur coût par créative gagnante à plein régime — et le pire pendant six mois. Recruter un créatif vidéo, un monteur et sourcer des créateurs, c'est un projet RH avant d'être un projet créatif. La grille de décision agence vs équipe interne détaille les seuils de bascule. Le modèle hybride qui fonctionne le mieux chez nos clients au-delà de 40 000 € de média : un creative strategist interne qui définit les angles, un studio externe qui produit la cadence.
Un cas concret, printemps 2026
Une marque française de soin capillaire, environ 18 000 € de dépense Meta et TikTok mensuelle, nous arrive en février 2026 avec 4 créas neuves par mois achetées à l'unité sur plateforme et un CPA qui remonte depuis huit semaines. On passe à 12 vidéos mères par mois et 3 variantes d'accroche chacune, avec une revue de compte le lundi. En mai, le nombre de créatives franchissant le seuil de scale est multiplié par trois et le coût par créative gagnante est descendu sous la barre des 900 €, contre environ 1 600 € en février. Honnêteté d'usage : la marque a aussi élargi son catalogue et changé de structure de campagne sur la période. On ne peut pas attribuer la totalité du gain à la production. Ce qu'on peut affirmer, c'est que le nombre de gagnantes suit le nombre d'angles testés, et que ce lien-là, on le retrouve sur presque tous les comptes.
Une dernière position, qui dessert la vente facile : si votre produit ne se démontre pas à l'écran, l'UGC ne sauvera pas votre compte pub. On a refusé des dossiers pour ça. Une offre B2B à cycle long, un service sans bénéfice visible en quinze secondes, un produit dont le prix est le seul argument — là, la vidéo verticale ne fera qu'accélérer la découverte d'un problème d'offre. Une agence UGC e-commerce sérieuse vous le dira avant de facturer le premier lot, pas au troisième mois.
Questions fréquentes
- Comment trouver des contrats UGC quand on est créateur ?
- Trois canaux fonctionnent en 2026 : les plateformes de mise en relation type Moggo, Vogz, Influee ou le TikTok Creator Marketplace, la prospection directe auprès des marques dont vous êtes déjà client, et les pools de créateurs des studios de production, qui offrent un volume régulier plutôt qu'une mission ponctuelle. Un portfolio de 5 à 8 vidéos produit dans une seule verticale convertit mieux qu'un catalogue généraliste.
- Une agence UGC à Paris coûte-t-elle plus cher qu'une agence à Lyon ?
- Sur la production UGC, l'écart géographique est faible : les créateurs tournent chez eux, le montage se fait à distance et les fourchettes de 150 à 500 € par vidéo relevées en 2026 par CollabScene, Plateya ou Cindy Steenkeste ne varient pas significativement selon la ville. L'écart se fait sur le tournage en studio et sur le niveau de pilotage inclus, pas sur l'adresse.
- Existe-t-il des plateformes UGC gratuites ?
- Certaines plateformes proposent un accès gratuit au catalogue de créateurs, mais le contenu se paie toujours — en euros ou en produits envoyés. Les formules dites gratuites reposent le plus souvent sur des droits d'usage courts, limités à l'organique, sans diffusion payante. Vérifiez systématiquement la durée, le périmètre et l'autorisation paid media avant de considérer une vidéo comme utilisable en publicité.
- Combien de vidéos UGC faut-il par mois pour un budget média de 10 000 € ?
- Sur nos comptes e-commerce, un budget de 10 000 € mensuels absorbe entre 8 et 15 créatives réellement neuves, plus les variantes d'accroche des gagnantes. En dessous de 8, vous scalez des créas fatiguées ; au-delà de 15, chaque test reçoit trop peu de budget pour être lisible. Prévoyez 12 à 20 % du média en production créative, soit 1 200 à 2 000 €.
- L'UGC généré par IA remplace-t-il les créateurs en 2026 ?
- Pas sur les créatives de conversion que nous mesurons : les avatars synthétiques tiennent mal la démonstration produit et l'unboxing, où l'incarnation réelle fait la performance. L'IA sert surtout à décliner des variantes, sous-titrer et localiser. Le cadre de transparence applicable aux contenus générés en Europe évolue encore ; nous mentionnons systématiquement l'usage d'IA dans les livrables concernés.
- Comment calculer le coût par créative gagnante d'un lot UGC ?
- Divisez le coût total du lot, droits et montage inclus, par le nombre de vidéos ayant franchi votre seuil de scale — par exemple 500 € dépensés et 7 jours consécutifs au-dessus du ROAS cible. Dix vidéos à 150 € avec une gagnante donnent un coût par créative gagnante de 1 500 €, quel que soit le prix unitaire affiché sur le devis.
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